SUR L'ENTRÉE TRIOMPHALE DES SUISSES DE CHATEAUVIF.UX
Salut, divin Triomphe ! entre dans nos murailles !
Rends-nous res guerriers illustrés Par le sang de Désille et par les funérailles De tant de Français massacrés.
Jamais rien de si grand n’embellit ton entrée , 5
Ni quand l’ombre de Mirabeau S’achemina jadis vers la voûte sacrée -Où la gloire donne un tombeau;
Ni quand Voltaire mort et sa cendre bannie
Rentrèrent aux murs de Paris, 10
Vainqueurs du fanatisme et de la calomnie Prosternés devant ses écrits.
Un seul jour peut atteindre à tant de renommée,
Et ce beau jour luira bientôt!
C’est quand tu conduiras Jourdan à notre armée, 15
Hvmnk. I/Éd. 1819 n'avait donné que l«*s seize premiers vers. — Pour tout ce qui a rapport aux circonstances au milieu desquelles cet hymne fut composé, voyez, dans les Œuvres en prose , les lettres V, VI, VII, V1U, aux auteurs du Journal de P a* ris; l'Adresse I à l’Assemblée nationale; la lettre anonyme aux auteurs du Journal de Paris , p. 317, et la lettre p. 318.
V. 5. De ce moii\emeut éloquent et poétique, on peut rapprocher un passage d'Horaee, F.pod. IX :
lo iriumphe r tu monri* niirro*