‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 281 sur 424 · V. 40. Cf. Properrc, I, l · texte numérisé non relu

V. 40. Cf. Properrc, I, l

V. 45. « Tu a étais pas de celles qui... » tournure familière dont Racine, dans Phi dre, III, ni, offre nn remarquable exemple :

Jr sais mes perfidies,

OFnone, et ne suis point de ces femme* hardie »

Oui, goûtant dans le crime une Iranquillr paît.

Ont su sr faire un front qui ne rougit Jamais.

260 ÉLÉGIES

Mille sceptres offerts pour ébranler ta foi,

Eùt-ce été rien au prix du bonheur d’être à moi ?

Avec de tels discours, ah ! tu m’aurais fait croire

Aux clartés du soleil dans la nuit la plus noire. 50

Tu pleurais même ; et moi, lent à me défier,

J'allais avec le fin dans tes yeux essuyer Ces larmes lentement et malgré toi séchées;

Et je baisais ce lin qui les avait touchées.

Bien plus, pauvre insensé! j’en rougis : mille fois 55 Ta louange a monté ma lyre avec ma voix.

Je voudrais que Vulcain, et l’onde où tout s’oublie,

Eût consumé ces vers témoins de ma folie.

La même lyre encor pourrait bien me venger,

Perfide! Mais non, non, il faut n’y plus songer. co

Quoi ! toujours un soupir vers elle me ramène !

Allons, haïssons-la, puisqu’elle veut ma haine.

Oui, je la liais. Je jure... Eh! serments superflus !

N’ai-je pas dit assez que je ne l’aimais plus?

Je suis né pour l’amour, j’ai connu ses travaux ; Mais certes sans mesure il m’accable de maux.

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