‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 295 sur 424 · V. 21. Horace, Èjtod. XVII · texte numérisé non relu

V. 21. Horace, Èjtod. XVII

O mare ! o terra ! ardeo

Ouauluiu mquc atro «Iclibutus Hercules Nesal cruorr, nrc Sieana frrvlda Furcn* in J.liu flamnta. . . .

Ronsard, Od. III, x, a paraphrase celte ode d’Horace; il appelle la tunique d’TTercule chemise , ce qui est un anachronisme de mots; mais il traduit Sieana ftamma, dans le goût de Malherbe et d’André, par la fournaise sicilienne .

V. 23 et auiv. Cette belle comparaison, encore reproduite dans une élégie a Fanny , est due à Virgile. — Au surplus toute la ûn de cette élégie est imitée de ce magnilique passage de YÉnéide , IV, 09, dam lequel Didon, brûlant d’amour, parcourt toute la ville, en proie à la fureur :

Qoalii conjecta cerva sagitta,

^luam procul Incautam nvmura intrr Crr-wia flitt

elégies

Traîne le plomb mortel qui fait couler son sang;

Ainsi là, clans mon cœur, errant à l'aventure, *5

Je porte cette belle, auteur de ma blessure.

Marne, Seine, Apollon n’est plus dans vos forêts ;

Je ne le trouve plus dans vos antres secrets.

Ab ! si je vais encor rêver sous vos ombrages,

Ce n’est plus que d’amour. Du sein de vos feuillages, 30 D’.r.., fantôme aimé, m’environne, me suit De bocage en bocage, et m'attire et me fuit.

Si dans mes tristes murs je me cherche un asile,

Hélas! contre l’amour en est-il un tranquille?

Si de livres, d’écrits, de sphères, de beaux-arts, 35

Contre elle, contre lui je me fais des remparts,

A l’aspect de l’amour une terreur subite Met bientôt les beaux-arts et les Muses en fuite. Taciturne, mon front appuyé sur ma main,

D’elle seule occupé, mes jours coulent en vain. -*0

Pastor agrns trli*, liqnitque tolalilc ferrum Neacius; ilia fuga silvn* *altu*que prragr.il Dictcos : hsrrrt lateri lit lia Ils arundo.

N une média Æneam «ccurn per narrais ducit ,

Sidoniatque oatentat ope*, urbemque parafant

Ilium absen* absentent auditque lideique.

Mais André sait approprier son style aux sentiments plus doux de l’élégie. — Racine, Plu dre. II, II, s’était déjà divinement inspiré de Virgile :

Depuis pré* de six moi* honteux, désespère.

Portant partout te trait dont je suU déchiré.

Contre voua, contre moi, vainement Je m'éproutr :

Prévenir, Je voua fuis; absente. Je voua trouve;

Dana le fond des forêt» votre image me suit ;

La lumière du Jour, Ira ombres de la nuit.

Tout retrace à me* yeux le charme que J’évite.

Régnier, Chris et Plùlis, Dial., s’est aussi comparé à la biche:

A qui Ton a percé

Le flanc mortellement d'un garot traversé.

Qui fuit dans le* forêt*, rt toujours avec elle Porte, sans nul espoir, sa bleaaure mortelle.

Ronsard, au troisième livre de la Franciade , dans la peinture de la fureur de Clymène, s’était avant Regtiier souvenu de Virgile , quoique plus encore, peut-être. d’Eschyle et de la lille d’Inachus piquée par le taon. Pétrarque, dans un sonnet :

F. quai cervo frrito dl urtin . etc.

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