LIVRE II — D\ R
Si j’écris, son nom seul est tombé de ma plume ;
Si je prends au hasard quelque docte volume,
Encor ce nom chéri, ce nom délicieux,
Partout, de ligne en ligne, étincelle à mes yeux.
Je lui parle toujours, toujours je 1.’ envisage ; 45
D’.r. ., toujours D’.r.., toujours sa belle image Erre dans mon cerveau, m’assiège, me poursuit, M’inquiète le jour, me tourmente la nuit.
Adieu donc, vains succès, studieuses chimères,
Et beaux-arts tant aimés, Muses jadis si chères; 30
Malgré moi mes pensers ont un objet plus doux,
Ils sont tous à D’.r.., je n’en ai plus pour vous.
Que ne puis-je à mon tour, ah! que ne puis-je croire Que loin d’elle toujours j’occupe sa mémoire!
Fénelon, dans son Télémaque, au livre IV, s’est servi de la même comparaison ; mais, en passant de la poésie de Virgile dans la prose de Fénelon, elle devient froide, longue, et elle serait un exemple qui servirait à prouver qu’il y a entre certaines pensées et la forme poétique un lien qu’on ne peut vainement briser.
V. 62. Voyez presque le même vers dans le Fragment qui suit l’idylle de Lydè .