A FA N IN Y
Fanny, l’heureux mortel qui près de toi respire Sait, à te voir parler et rougir et sourire,
De quels hôtes divins le ciel est habité.
Ea grâce, la candeur, la naïve innocence
Ont, depuis ton enfance, à
De tout ce qui peut plaire enrichi ta beauté.
Sur tes traits, où ton âme imprime sa noblesse,
Elles ont su mêler aux roses de jeunesse Ces roses de pudeur, charmes plus séduisants ,
Et remplir tes regards, tes lèvres, ton langage, 10
De ce miel dont le sage Cherche lui-même en vain à défendre ses sens.
Oh ! que n’ai-je moi seul tout l’éclat et la gloire Que donnent les talents, la beauté, la victoire,
V. — V. 1. C'est le début de l'ode célèbre de Sappho (l>ongin, dr Subi • VIII): <S>auvexau pot xr,vo; fco; 6cototv ipiuv tùvr.p, Ô<m; tvavxto; toi îa&ivet, xorf fcXaaîov âôù çwvaaat a vrcaxovEt, xaî ysXxl; Ijupôcv, tô p.ei’ jiàv xap&av év «rrijôiatv éttToaacv .
lui traduction de Catulle, Ll, est trop célèbre pour ne pas être citée ici : llle par eue dro vldctur,
Ille, >1 fa> est, superare dlvos.
Qui sedcns advenus itentidem le Spectat et audit
l)u lcr rldentem, misero qund ornncs
Eripit aensus mibi
Cf. Ronsard, ,4m. II, Chanson; Malherbe, p. 149.