V. 24. Ma rot, Chants divers : Sur la maladie de s* amie
Héla* {Seigneur) 1 il Retable, tant est belle.
Que plaiatr pria* à la composer telle :
Ne souffre pas advenir ce*t outrage.
Que maladie effare ton ouvrage.
ÉLÉGIES
Qui des ombres de mort dégageait leur flambeau ; Leurscœurs étaient émus, comme, auxyeuxde la Grèce, 40
La victime qu’une déesse Vint ravir à l’Aulide, à Calchas, an tombeau.
Ah ! si des douleurs étrangères D’une larme si noble humectent tes paupières Et te font des destins accuser la rigueur, 45
Ceux qui souffrent pour toi, tu les plaindras peut-être ;
Et les douleurs que tu fais naître Ont-elles moins le droit d’intéresser ton cœur?
Troie, antique honneur de l’Asie,
Vit le prince expirant des guerriers de Mysie 50
D’un vainqueur généreux éprouver les bienfaits.
D’Achille désarmé la main amie et sûre
Toucha sa mortelle blessure,
Et soulagea les maux qu’elle-mème avait faits.
A tous les instants rappelée, 55
Ta vue apaise ainsi l’Ame qu’elle a troublée.
V. 42. Iphigénie, au moment où Calchas , grand prêtre et devin de l'armée grecque, allait la frapper, fut soustraite à la mort par Diane, qui mil une biche à sa place et la transporta en Tauride; voy. Euripide, Ipfdg. en Aul. 1540.
V. 50. Télèphe, fils d' Hercule , roi de Mysie, fut, à l'arrivée des Grecs, blessé par Achille, qui seul, selon la réponse de l’oracle, put guérir la blessure que sa lance avait faite. Cette histoire héroïque et fabuleuse se trouvait racontée, selon le témoignage de Proelus, dans les Chants cy prie ns. Cf. Hyginus, Fab. Cl; Schol. Arist. Nuées , 919. C’était le sujet d’une tragédie perdue d’Euripide. Properce, II, I, 03 : Mysu» et Hscraonia Javenis qua cospidc vulnut Scnscrat, bac fpu caspldc sensit opem.
Ovide, Remède d'amour, 47 :
Vulna* in Hrrculro qax quondam feccrat bostc Vulnerls a ni ilium Pcliaa basta tulit.
Cf. Ovide, Tristes , I, l, 99; Plutarque, de Jnim. utilit. VI.