V. 1. Iliade , I
KàüOî |au, HpyvpÔToÇ’, 6; XpO<mv à(i^i‘-;6r(xa;,
KiXXav Tt CaOér,v, TcvÉîoto te Iqpt avalait;.
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Claros est cité dans l'énumération des lieux consacrés à Apollon, Hymne U J/toUon, v. 40.
V. 2. « Sminthée , surnom d'Apollon : dieu de Sininthe , en Troade, ou tueur de rats ; Apollon , dit-on , tua les rats (<7|x(v0ot, dans le dialecte du |»ays) qui ravageaient les champs de Criuis, grand prêtre àChrysa, voy. Didyme , Scliol. Iliade , I, 30. Cette histoire se trouvait dans les livres perdus de ('historien Polémou. Clément d'Alexandrie ( Adm . ad grntes, p. 10, U), d’après le même Polémou, donne de ce surnom une explication un peu différente. — Cf. Strabon, XIII, I, 04.
POÉSIES ANTIQUES Si tu ne sers de guide à cet aveugle errant. »
C’est ainsi qu’achevait l’aveugle en soupirant ,
Et près des bois marchait, faible, et sur une pierre s S’asseyait. Trois pasteurs, enfants de cette terre ,
Le suivaient, accourus aux abois turbulents Des molosses, gardiens de leurs troupeaux bêlants.
Ils avaient, retenant leur fureur indiscrète,
Protégé du vieillard la faiblesse inquiète ; 10
Ils l’écoutaient de loin, et, s’approchant de lui :
« Quel est ce vieillard blanc, aveugle et sans appui ? Serait-ce un habitant de l’empire céleste ?
Ses traits sont grands et fiers ; de sa ceinture agreste Pend une lyre informe, et les sons de sa voix 15
Émeuvent l’air, et l’onde, et le ciel, et les bois. »
V. 3. L’aveugle se désigne ici d’une façon démonstrative (&ctxTtx*>0* Cette tournure appartient à la langue grecque, où l’on trouve très-souvent un pronom démonstratif rais pour un pronom personnel (voy. les tragiques), et non-seulement le genre, de la personne désignée , mais encore, quoique plus rarement, le neutre. Le chumr, dans Us Perses d’Eschyle, se désignant, débute par tdtôe. . . Les Latins ont pris cette tournure des Grecs; il y en a plusieurs exemples dans Plaute et dans Térence. En voici un dans Corneille, Polyeucte , V, lit :
C’en est assez : Félix , reprenez ce courront ,
El sur eet insolent rentrez vos dieux et vous.
Cf. Voltaire, les Guibres , III, v ; le Dépositaire , I, l. On peut rapprocher de cette tournure celle qu’emploie la Fontaine, Fables , IX, 4 :
Plus Je contemple
O* fruits ainsi placés , plus il semble à Caro Que l'on a fait un quiproquo.
V. 5. Comme l’observe M. Sainte-Beuve, il faudrait, pour la correction grammaticale , il marchait.
V. G-10. C’est ainsi que, dans Y Odyssée, XIV, 29, lorsque les chicus se précipitent en aboyant sur Ulysse, le bouvier accourt promptement les éloigner à coups de pierres. Théocrite, Id. XXV, 68, a imite ce passage d’Homère. Voy. plus loin, v. 97.
V. 14. Ce trait semble emprunté à Virgile, Égl. VI, 17 , dans le portrait qu’il trace de Silcne endormi :
Et gravis attrita pendebat cantharus a nsa.
Mais il entend leurs pas, prête l'oreille, espère,
Se trouble, et tend déjà les mains à la prière.
« Ne crains point, disent-ils, malheureux étranger (Si plutôt, sous un corps terrestre et passager, 20
Tu n’es point quelque dieu protecteur de la Grèce,
Tant une grâce auguste ennoblit ta vieillesse !) ;
Si tu n’es qu’un mortel, vieillard infortuné,
Les humains près de qui les flots t’ont amené
Aux mortels malheureux n’apportent point d’injures. 25
Les destins n’ont jamais de faveurs qui soient pures.
Ta voix noble et touchante est un bienfait des dieux ; Mais aux clartés du jour ils ont fermé tes yeux.
— Enfants, car votre voix est enfantine et tendre,
Vos discours sont prudents plus qu’on n’eùtdù l’attendre; 30 Mais, toujours soupçonneux, l’indigent étranger Croit qu’on rit de ses maux et qu'on veut l’outrager.
V. 18 . n A la prière . » C'est le datif grec exprimant la chose en vue de laquelle une action est faite.