‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 32 sur 424 · V. 20. Hom., Hymne à A poil · texte numérisé non relu

V. 20. Hom., Hymne à A poil

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On trouve cette idée fréquemment exprimée chez les poètes. André y reviendra dans le Mendiant , v. 21.

V. 24. Il y a à la fin du vers une dureté que Chénier eût sans doute corrigée, Daus ce vers et le suivant, peut-être pourrait-on blâmer les mots humains et mortels au point de vue de nos langues moderues , qui ne semblent plus vouloir admettre , c’est une richesse de moins , ces nuances infinies de rapport qu'expriment si abondamment les langues anciennes. L * humain , c’est l’étre considéré dans ses rapports d'origine avec le sol, V humus, et ce terme s’applique très-bien à l'habitant du sol qui reçoit l'aède voyageur; le mortel , c’est l'étre considéré dans ses rapports avec sa destinée finale toujours suspendue sur sa tète , et s’applique justement à l’étre errant toujours menacé par le sort.

V. 27-28. Tel {Odyssée, VIII, 64), l’aède Démodocus auquel la musc 6?6aX|j.ü>v pèv xpsp at, ôiSov S’ é,5elav àoioé,v.

Ne me comparez point à la troupe immortelle :

Ces rides, ces cheveux, cette nuit éternelle,

Voyez , est-ce le front d’un habitant des cieux ? 35

Je ne suis qu’un mortel, un des plus malheureux !

Si vous en savez un pauvre, errant, misérable,

C’est à celui-là seul que je suis comparable ;

Et pourtant je n’ai point, comme fit Thamyris,

Des chansons à Phœbus voulu ravir le prix; 40

Ni, livré comme Œdipe à la noire Euménide,

Je n’ai puni sur moi l'inceste parricide ;

Mais les dieux tout-puissants gardaient à mon déclin Les ténèbres, l’exil, l’indigence et la faim.

— Prends, et puisse bientôt changer ta destinée ! » 45

Disent-ils. Et, tirant ce que, pour leur journée,

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