V. 66. Même remarque qu'au vers 63. Le Brun lui avait dit
Soit qu'enivré dm feu* de l'audace lyrique.
Tu disputes la foudre à l'aigle pindarique.
V. 6*L Dans la deuxième guerre de Mcssénie, les Lacédémoniens, sur le conseil de l’oracle, demandèrent un chef aux Athéniens , qui leur envoyèrent Tyrtée , dont les chants enflammèrent le courage des guerriers et donnèrent la victoire à Sparte. Voy . Dindon* de Sicile, VIII, xxvu ; XV, lxvi. Ses poésies, devenues nationales, se chantaient dans les repas. (Athénée, XIV, vit, p. 630, F.)
V. 70. Voy. Le Brun, Od . V, XV (Alcée contre les juges de Lcsbos). — « Les foudres et Alcée . » Horace, Od. IV, ix,a dit :
Aloæl m inace*
Stnlchoriqur grave* camrrnar.
On sait que, dans scs vers, ou les armes à la main, Alcée ne cessa de combattre la tyrannie.
ÉIMTKES
D’autres tyrans encor, les méchants et les sots,
Ont fui devant Horace armé de tes bons mots.
Et maintenant, assis dans le centre du monde, l,e front environné d’une clarté profonde,
Tu perces les remparts que t’opposent les cieux; 75
Et l’univers entier tourne devant tes yeux.
Les fleuves et les mers, les vents et le tonnerre,
Tout ce qui peuple l’air, et Téthys, et la terre,
A ta voix accouru, s’offrant de toutes parts,
Rend compte de soi-méme et s’ouvre à tes regards. so l)e l’erreur vainement les antiques prestiges Voudraient de la nature étouffer les vestiges ;
Ta main les suit partout, et sur le diamant Us vivront, de ta gloire éternel monument.
Mais toi-mème, Le brun, que l’amour d’Uranie 85
Guide à tous les sentiers d’où la mort est bannie ;
Qui, roi sur l’Hélieon, de tous ses conquérants Réunis dans ta main les sceptres différents ;
Toi-mème, quel succès, dis-moi, quelle victoire Chatouille mieux ton cœur du plaisir de la gloire ? 90
Est-ce lorsque Buffon et sa savante cour Admirent tes regards qui fixent l’œil du jour;
Qu’aux rayons dont l’éclat ceint ta tête brillante Ils suivent dans les airs ta route étincelante,
Animent de leurs cris ton vol audacieux, 95
Y. 72. Voy. Le Brun, Épil. 1, I.
V. 76. Tout ce passage respire l'enthousiasme de la première jeunesse. André osait «lois vingt ans. Le Brun l'avait comblé d'éloges, mais Chénier s’acquitte amplement.
V. 91- Allusion évidente à une lecture que Le Brun lit chez Bullon, de quelques fragments du Poème Je ta Nature.
A LE UH U N KT A ÜKAZAIS
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Et d’un œil étonné te perdent dans les cieux ?
Ou lorsque, de l’amour interprète fidèle,
Ta naïve Erato fait sourire une belle;
Que son âme se peint dans ses regards touchants,
Et vole sur sa bouche au-devant de tes chants; 100
Qu elle interrompt ta voix, et d’une voix timide S’informe de Fanni, d’Églé, d’Adélaïde,
Et, vantant les honneurs qui suivent tes chansons,
Leur envie un amant qui fait vivre leurs noms?