‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 321 sur 424 · A LE B K U N · texte numérisé non relu

A LE B K U N

Dans ses temples secrets surprendre la nature?

La nature aujourd’hui de ses propres crayons 55

Vient d’armer une main qu’éclairent ses rayons.

C’est toi qu'elle a choisi; toi, par qui l'Hippocrène Mêle encore son onde à l’onde de la Seine ;

Toi, par qui la Tamise et le Tibre en courroux Lui porteront encor des hommages jaloux ; go

Toi, qui la vis couler plus lente et plus facile Quand ta bouche animait la flûte de Sicile;

Toi, quand l’amour trahi te fit verser des pleurs,

Qui l’entendis gémir et pleurer tes douleurs.

Malherbe tressaillit au delà du Ténare 05

A te voir agiter les rênes de Pindare;

Aux accents de Tyrtée enflammant nos guerriers,

Ta voix fit dans nos camps renaître les lauriers.

Les tyrans ont pâli quand ta main courroucée

Ecrasa leur Thémis sous les foudres d’Alcée. 70

V. 01-64. Cn quatre \ m v trouvent déjà t.lég. I, XVIII, 19-22. — Voyez l,e Brun, OH. III, ix.

V. 66. Le Ténare , promontoire «le la Laconie, une des entrées des enfers par laquelle, dit-on, Hercule emmena Cerbère (Strabon, VIII, v) ; cf. Hécatée de Malet (Pausanias, III, XXVl).

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