V. 37. Ê<1. 1826 cl
Et dis>lui qu’à m'écrire II est lent à mon grc.
Dis- 'ui est sous-entendu; c’est, du reste, une incorrection.
A LE B H l!N
Où les foudres guerriers étonnent mon oreille, Où loin avant Phœbus Bellone me réveille, Puis-je adorer encore et Vertumne et Palès ?
Il faut un cœur paisible à ces dieux de la paix.
A LE BKl'N
Ami, chez nos Français ma muse voudrait plaire;
Mais j’ai fui la satire à leurs regards si chère.
Le superbe lecteur, toujours content de lui,
Et toujours plus content s’il peut rire d’autrui,
Veut qu’un nom imprévu, dont l’aspect le déride, s Egaye au bout du vers une rime perfide ;
11 s’endort si quelqu'un ne pleure quand il rit.
Mais qu’Horace et sa troupe irascible d'esprit Daignent me pardonner, si jamais ils pardonnent : J’estime peu cet art, ces leçons qu’ils nous donnent, 10
V. 40. Au milieu des orages de l'âme, 0\ide, Tristes, I, i, 41, s'écrie :
Carmins seceASum acrlbcntU et otia qturrunt.
IV. — V. 8. « Horace et sa troupe. » Horace el ceux qui l’ont imité * c’est ainsi que La Fontaine, Fab. 11, xm, dit :
Mais ce livre <\\x' Homère et les siens ont chante.
V. 10. Ce qu’André a en vue, c’est la satire sans danger, celle qui s'attaque aux ridicules ; c’est surtout ce perpétuel combat d’amour-propre que se livrent entre eux les auteurs. Mais lorsque la satire s’élève, que sa voix tonne pour les vertus, et que devant la mort même elle ose flétrir le vice et le crime , alors elle est digne d’être l’arme d’une grande âme et d’un grand génie. André flétrira les Suisses de Collot d'Herbois et les bourreaux barbouilleurs de lois; lui-même nous l’a dit :
Ma fondre n’a Jamais tonné pour met Injures.
La patrie allume ma voli.
Pindarc, Pjrth. Il, OC, dédaigne la satire, la craint même et redoute le sort d’Archi-
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KPITRES
D'immoler bien un sot qui jure en son chagrin,
Au rire âcre et perçant d’un caprice malin.
Le malheureux déjà me semble assez à plaindre D’avoir, même avant lui, vu sa gloire s’éteindre,
Et son livre au tombeau lui montrer le chemin, 15
Sans aller, sous la terre au trop fertile sein,
Semant sa renommée et ses tristes merveilles,
Faire à tous les roseaux chanter quelles oreilles Sur sa tète ont dressé leurs sommets et leurs poids. Autres sont mes plaisirs. Soit, comme je le crois, 20
Que d’une débonnaire et généreuse argile On ait pétri mon âme innocente et facile ;
Soit, comme ici, d’un œil caustique et médisant.
En secouant le front, dira quelque plaisant,
Que le ciel, moins propice, enviât à ma plume 25
D’un sel ingénieux la piquante amertume,
J’en profite à ma gloire, et je viens devant toi
loque ; Anacréon, Od. XLII, cet amant des festins, des vers, de la beauté, s’est écrié : <t>iXoXoi2ôpoio YÀwTtr,; çtûvtij peXepva xoOça.