‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 329 sur 424 · V. 11. I.e Brun était né à l’hôtel de Gnnti · texte numérisé non relu

V. 11. I.e Brun était né à l’hôtel de Gnnti

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D’ombrages où l’été ne pénètre jamais :

C’est là son Hélicon. Là, ta course fidèle

l,e trouvera peut-être aux genoux d’une belle. 20

S’il est ainsi, respecte un moment précieux ;

Sinon, tu peux entrer ; tu verras dans ses yeux,

Dès qu’il aura connu que c’est moi qui t’envoie,

Sourire l’indulgence et peut-être la joie.

Souhaite-lui d’abord la paix, la liberté, 25

Les plaisirs, l’abondance et surtout la santé.

Puis apprends si, toujours ami de la nature,

Il s’en tient comme nous aux bosquets d’Epicure ;

S’il a de ses amis gardé le souvenir ;

Quelle muse à présent occupe son loisir ; 30

Si Tibulle et Vénus le couronnent de rose,

Ou si dans les déserts que le Permesse arrose,

Du vulgaire troupeau prompt à se séparer,

Aux sources de Pindare ardent à s’enivrer.

Sa lyre fait entendre aux nymphes de la Seine 35

Les sons audacieux de la lyre thébaine ;

Que toujours à m’écrire il est lent à mon gré ;

Que, de mon cher Brazais pour un temps séparé,

Les ruisseaux et les bois, et Vénus, et l’étude,

Adoucissent un peu ma triste solitude. 40

Oui! les cieux avec joie ont embelli ces champs.

Mais, Le Brun, dans l’effroi que respirent les camps,

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