V. 9. Pope, Essai sur la critiqua, I
Stlll green wlth bays each ancien! «Itar stands,
A bote the rcach of sacrilegious hands.
V. 10. On peut comparer ce passage avec celui de Pope, Essai sur la critique, 1 : Hear how learn’d Greeee ber useful rules indites, etc»
Par qui le dieu des arts fut roi du peuple-roi !
Et vous, à qui jadis, pour créer l'harmonie, L’Attique et fonde Égée, et la belle Ionie, Donnèrent un ciel pur, les plaisirs, la beauté, Des mœurs simples, des lois, la paix, la liberté, lin langage sonore aux douceurs souveraines ,
Le plus beau qui soit né sur des lèvres humaines! Nul âge ne verra pâlir vos saints lauriers,
Car vos pas inventeurs ouvrirent les sentiers,
POEMES
Et du temple des arts que la gloire environne Vos mains ont élevé la première colonne.
A nous tous aujourd'hui, vos faibles nourrissons,
Votre exemple a dicté d’importantes leçons.
Il nous dit que nos mains, pour vous être fidèles, 15 Y doivent élever des colonnes nouvelles.
L’esclave imitateur naît et s’évanouit ;
La nuit vient, le corps reste, et son ombre s'enfuit.
Le n’est qu’aux inventeurs que la vie est promise.
Nous voyons les enfants de la fière Tamise 20
De toute servitude ennemis indomptés;
Mieux qu’eux, par votre exemple, à vous vaincre excités, Osons; de votre gloire éclatante et durable Essayons d’épuiser la source inépuisable.
V. 18. André se soutenait sans doute des vers de J .-B. Rousseau, Ode à la Fortune ; Mais au moindre revers funeste.
Le masque tombe, l’homme reste,
Et le héros s’évanouit.
Peut-être imitait il directement Lucrèce, III, 58 : « Eripitur persona, manct res. » Cf. Pétrone, Satyr. LXXX. — Pas plus que La Fontaine ( Fab . XII, XIX), André u'aimait le peuple imitateur; et, comme La Fontaine ( Clym .), il s’écrie volontiers : Il me faut du nouveau, n'en fût-il plus au monde.