V. 119-121. Odyssée , VIII
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Dans l’ancienne Gaule comme dans la Grèce antique, les hardes mêlaient leurs chants aux repas, ainsi qu’à toutes les cérémonies publiques ou privées. De nos jours encore, dans les tentes tartares, on voit des instruments suspendus, comme chez les Grecs, au pilier par une cheville. La cheville, de bois grossier, d’ivoire ou de métal, jouait un grand rôle dans les mœurs domestiques des anciens. Les armes se suspendaient en trophées dans la grande salle, près de l’àtre ( Odyssée , XVI, 284), ou dans une salle spéciale (Odyssée , XXII, 109); celles d’un usage journalier se suspendaient à une cheville près du lit (Eurip. Hèe. 920; Théocr. Id. XXIV). On serrait les vêtements dans des coffres souvent de bob précieux (Eurip. Ale. ICO), mais ceux qu’on quittait le soir s'accrochaient à une cheville (Odyssée, I, 440).
V. 125. l’Iysse dit à Démodocus en l’engageant à chanter, Odyssée , Vlll, 496 ; A: xtv 8y| pot taÔTOt xotxà poîpav xataXé&j;:,
— Oui, je le veux ; marchons. Mais où m’entraînez-vous ? Enfants du vieil aveugle, en quel lieu sommes-nous ?
— Syros est l’île heureuse où nous vivons, mon père.
— Salut, belle Syros, deux fois hospitalière! iso
Car sur ses bords heureux je suis déjà venu ;
Amis, je la connais. Vos pères m’ont connu :
! ls croissaient comme vous ; mes yeux s’ouvraient encore Au soleil, au printemps, aux roses de l’aurore ;
J’étais jeune et vaillant. Aux danses des guerriers, 135 A la course, aux combats, j’ai paru des premiers.
J’ai vu Corinthe, Argos, et Crète, et les cent villes,
Et du fleuve Ægyptus les rivages fertiles;
Mais la terre et la mer, et l’àge et les malheurs,
Ont épuisé ce corps fatigué de douleurs. 140
La voix me reste. Ainsi la cigale innocente,
avxîx’ èyoj itôurtv |ivOr(aojjLai àvôpbmouxtv, cb; âpx toi npôçpwv Ôeà; ùnaas. Ôwmv àeiôr,v.
V. 127. « Je le veux , w pour j’y consens. Voy. le Jeu de Paume , v, 267.
V. 128. C’est là le début simple et touchant de YOEdipe à Colone de Sophocle : Te’xvov xvçXov yépovxoç, ftvTryôvi), xîva; yuipou; àprypeO’ v) tîvwv àvSpûv itôXtv ;
V. 129. C’est par erreur que les éditions précédentes donnent Sicus ; il u’exisle pas d’ile de ce nom ; mais Homère connaissait et avait visité Syros, ile fertile qu’il décrit au chant XV de Y Odyssée, 403 ; cf. Strabon, X, V, 8.
V. 138. «Ægyptus, ■ ancien nom du Nil ; Hora. Odyss. XVII, 427, et XIV, 240. Cf. Strabon, I, II, 29; Diodore de Sicile, I, 19.