V. 141. Iliade, III
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fripai SVJ TcoXepoio ncnsupivoi * àXX’ àfopr.xai ètrtXol, TSTT-feoatv éotxôxeç, oîxt xaô’ uXrjv ocvSpeqi épt£o}uvoi oua Xetpiôeaaav Ulatv * xoîoi âpa Tpuxov r(*p^xope; f,vx' È7rl zopyci».
André emploie souvent le verbe asseoir dans le sens plus géuéral du grec, ï^u», ï^opai.
Sur un arbuste assise, et se console et chante. Commençons par les dieux : Souverain Jupiter ,
Soleil qui vois, entends, connais tout, et toi, mer, Fleuves, terre, et noirs dieux des vengeances trop lentes, ns Salut! Venez à moi de l’Olympe habitantes,
Muses ! vous savez tout, vous, déesses ; et nous,
Mortels, 11e savons rien qui 11e vienne de vous. »
Î9t(o|xai, ... et du latin sedere , alors qu'en français on dirait plus volontiers placer , résider, etc. Cf. Hésiode, Op. et dies, 582 , et Scut. 394 ; Méléagre, Anal . I, ex et CX I. — M. Roissonadc, dans ses notes manuscrites, cite ces deux vers charmants d’une fable de Gingiiené :
Tout l'auditoire ailé . «or le* branche* assis .
Riait et s'amusait de ces Joyeux récits.
V. 142. « Se console , *» c’est-à-dire se console, en chantant, de la perte de sa première forme humaine. Platou nous a conservé cette fable antique de la métamorphose des hommes en cigales.
V. 143. Ce vers rappelle le début d’Aratus, Pfuenom. : « *Ex Até; àpympeoOa. » et de Cicéron : « Ab Jove Musanim primordia. » Virg. Égl. III, f»0; CaJpuruius, Égl . IV, 82. — Ce passage est imité d’Homère, II. III, 270 :
Zeü K(XT£p, *I5>jQcv |ACO£WV, (UyiOTS,
’lüXiô; 6’, 5; icâvx’ âçopâ; xod ttdvt* éxaxoOtt;, xal lIoTaqjLol xai rata, xa't ot Compta xajiôvTa; àvQpumov; xivuoQov, Ôxt; x’ èxtopxov ôpôotrç,
Ojxei; pdptvpot saxe, ^uXâoacxc ô’ ôpxta rctaxà.
<4*s vers ont inspiré plus d’un poète. Cf. Hésiode, Op. et dies , 8. Eschyle, Prom. enchaîné, 88, dans une magnifique invocation, surpasse Homère lui- même. C’est dans les occasions les plus solenuelles que les anciens invoquaient ainsi les puissances célestes et terrestres. Vo y. YAjax de Sophocle, 830-865; cf. Euripide, Médit, 1251.
V. 144. Homèrca reproduit la même expression relative au soleil, Odyss. XI, 109. Cf. Orphée , encens du soleil ; Virg. Enéide, IV, 007 ; Ovide, Met. I, 709. — Segrais, Agi. I, a ce mauvais vers :
Le soleil qui voit tout et qui nous fait tout loir.