‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 392 sur 424 · V. âJ8. Properce, s'adressant au poele Lyncée, 11, xxxw · texte numérisé non relu

V. âJ8. Properce, s'adressant au poele Lyncée, 11, xxxw

Taie faci* carmen docta tcstudlnc, quale Cynthlus Impositis temperat arlicull*.

Son tarnen h*c ulli ventent ingraia kgmti.

Site in amorr rudl*. *lve peritu* erit.

Tlléoerile a mis celle pensée dans la bouche d’un herser pocle, !,/}!. IX, 8 :

’ASù ôs X* séperS. X pw*«Xo«, iîù *r,Twv.

POESIES DIVERSES

ET FRAGMENTS

Ainsi, quand de l’Kuxin la déesse étonnée Vit du premier vaisseau son onde sillonnée, Aux héros de la Grèce à Colchos appelés Orphée expédiait les mystères sacrés

I. — Dans l’éd. 183!), relie pièce §e trouve rangée parmi les fragments de Y Hermès. N ou» n'affirmons pas absolument que celle pièce n'ait pu être destinée à un poème aussi vaste que r//rrmcVî. Toutefois, avec André, il ne faut pas se hâter de conclure. Nous avons là le second terme d’une comparaison; et, par cela seul qu’il est antique, on peut conjecturer que le premier ternie devait être tout moderne. André a dû assister chez billion à quelque lecture que lit Le Brun du poème de la y attire. Orp/ice expédiant les mystères sacrés , ne serait-ce pas Le Brun? Les princes immobiles , ardents à recueillir ces merveilles utiles , ne seraient-cc pas Buffon et sa savante cour ? (Relire les trente derniers sers de la première épitre, à ! > Brun.)

V. 1. Ce sont les nymphes de Pélion, qu’Apollonius (1, 649) lions montre étonnées du premier vaisseau qu'elles voient sillonner la mer.

V. 4. •» Expédiait , » expliquait, développait; c’est Yexpedire des Latins. Virgile, Énéidef III, 46 8 :

Ilia tibi ltall* populo*, venturaque brlla.

Kl. quocumquc modo fugiatqur feraaque labomn,

tr/trdiat.

C’est ainsi que Corneille, imitant Virgile ( Géorg . IV, 897), l'a employé dans Mi file, IV, i:

JViiteml* à demi-mol ; achève et m'expédie Promptement le motif de cette maladie.

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POÉSIES DIVERSES Dont sa mère immortelle avait daigné l’instruire. s

Près de la poupe assis, appuyé sur sa lyre,

Il chantait quelles lois à ce vaste univers Impriment à la fois des mouvements divers;

Quelle puissance entraîne ou fixe les étoiles;

l)’où le souffle des vents vient animer les voiles ; to

Dans l’ombre de la nuit, quels célestes flambeaux

Sur l’aveugle Amphitrite éclairent les vaisseaux.

Ardents à recueillir ces merveilles utiles,

Autour du demi-dieu, les princes immobiles

Aux accents de sa voix demeuraient suspendus, is

Et l’écoutaient encor quand il ne chantait plus.

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