‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 401 sur 424 · V. 5 et suiv. Virgile, Giorg · texte numérisé non relu

V. 5 et suiv. Virgile, Giorg

At rabid* tigre* absunt, et urva Ironum Seniina; nec raUero* fallunt aconita Urgentes;

N ce rapit immensos orbes per humum, neque tanto Squameus in spiram tracta se colligit anguis.

Eu parlant de l’Érymauthe, il a dit, résumant en un vers toute cette description :

Là ai loup ravisseur, ni serpents, ni poisons.

HYMNES

Les chênes, les sapins et les ormes épais En utiles rameaux ombragent tes sommets;

Et de Beaune et d’Aï les rives fortunées,

Et la riche Aquitaine, et les hauts Pyrénées,

Sous leurs bruyants pressoirs font couler en ruisseaux 15 Des vins délicieux mûris sur leurs coteaux.

La Provence odorante, et de Zéphire aimée,

Kespire sur les mers une haleine embaumée,

Au bord des flots couvrant, délicieux trésor,

L’orange et le citron de leur tunique d’or ; 20

Et plus loin, au penchant des collines pierreuses,

Forme la grasse olive aux liqueurs savonneuses,

Et ces réseaux légers, diaphanes habits,

Où la fraîche grenade enferme ses rubis.

Sur tes rochers touffus la chèvre se hérisse, 25

Tes prés enflent de lait la féconde génisse,

Et tu vois tes brebis, sur le jeune gazon,

Epaissir le tissu de leur blanche toison.

Dans les fertiles champs voisins de la Touraine,

Dans ceux où l’Océan boit l’urne de la Seine, 30

S’élèvent pour le, frein des coursiers belliqueux.

Ajoutez cet amas de fleuves tortueux :

L’indomptable Garonne aux vagues insensées,

Le Rhône impétueux, fils des Alpes glacées,

La Seine au flot royal, la Loire dans son sein 35

Incertaine, et la Saône, et mille autres enfin

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