‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 400 sur 424 · A IA FRANCE · texte numérisé non relu

A IA FRANCE

France ! o belle contrée, 6 terre généreuse

Que les dieux complaisants formaient pour être heureuse,

Tu ne sens point du nord les glaçantes horreurs ;

Le midi de ses feux t’épargne les fureurs ;

Tes arbres innocents n’ont point d’ombres mortelles; s Ni des poisons épars dans tes herbes nouvelles Ne trompent une main crédule; ni tes bois Des tigres frémissants ne redoutent la voix ;

Ni les vastes serpents ne traînent sur tes plantes En longs cercles hideux leurs écailles sonnantes. to

I. Dans cette pièce on reconnaît aisément une imitation du deuxième livre des

Ccorgiqucs (y. 135 et sqq.). Voyez dans Thomson, Été, l'Hymne à l'Angleterre, plus développé, plus long, où il énumère tous les grands génies de l’Angleterre.

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