‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 419 sur 424 · C-aplieux détours, 263, 45; cf · texte numérisé non relu

C-aplieux détours, 263, 45; cf

Ccindre : ciel ceint de nuages, 417. 15. Virgile, En. V , 18 : cinxerunt æl liera nîutbi.

Cendre : mes amis, dans vas mains je dépose ma cendre, 163, 2-

Cercle d’airain, pour roue, 148, 13-

Cercueil : invoquer le cercueil, 244, 2-

Cérès, pour le pain : sans connaître Cérès, 49, 11 (N).

C’était, suivi d'un plur. : c’était d’autres pasteurs, 92, IL Molière, Lex. : c’est.

Chagrin , morose : tristesse chagrine , 263, 3L Villon, 31 : pauvreté chagrine.

— : un cri rauque et chagrin, 122, 12.

Champs de l’air, 295, 31 .

Chanson ( poét. et relevé), carmen , passim. Sic Ronsard, Regnier, Hugo, etc.

Charmant, comme au dix-scpliemc siècle, sans la uuaiicc moderne d'effémiué : le poete charmant, 305, 1 27.

Charnier : pendus au croc sanglant du charnier populaire.

Chatouiller, piquer d’amour, xvtÇco :

jamais plus d’ivresses n’ont chatouillé mon curur, 222, 11 ; main de transports chatouillée, 238, 31-

Chevelu, couvert de forêts : monts chevelus, 270, 83- Catulle, IV : comata silva

Chevelure, pour crinière , coma : saisit sa chevelure horrible, 22* 250. Barbier, Ül : centaure imjiêtueux , tu pris sa chevelure.

Chez, apud ; être chez leurs neveux imités à leur tour, 308, 208. Corn. ïrx.

Choisi : des extases choisies, 336, 231 . Lamartine , I* L31 : enfants , que d’un souffle choisi Bien voulut animer Barbier, 63 : malheur à la muse choisie qui.

Choix ; opulents avec choix , 193 , 15.

LEXIQUE

Circonscrit : les jours repoussaient leurs bornes circonscrites» 174, 57.

Circuler, s'arrondir (Lat.) : la table au loin circule, 21), 75.

Citadin : plaisirs citadins 174, 56. — Suhst. : vos belles citadines, 130.

Clandestin, Xâüpto;, furtivus : les lits clandestins, 129 (N).

Client de la nature, 344, 1 1 : les clients helvétiques, S, 41 (N).

Corur de fer, 32 , 1 16 (N).

Cohorte, troupe quelconque, co/wrs :

de mes serviteurs la cohorte üdèle , 75. 132. La Font. 16 : la cohorte n'en perd pas un seul coup de dent.

Colclios, voy. Note, 80, 2.

(adosses d’orgueil, P, 38C. Sic Malherbe, 259.

Comme, comment : voilà donc comme on aime, 257, 0 (N). Racine, Pl. : est-ce là comme on juge ? — Tel que : tendre et comme je la veux. 222, 8. — En qualité de , ut pute : maudissant , comme ingrat , son ami, 42, 292 (N); cf. 163, 58. Théophile, 210 : Amour pouvait, comme enfant, tendre ici des rets. Racine, lier. : Est-ce comme ennemis que vous quittez ces lieux ?

Commerce , échange : un commerce d’amour et de doux souvenir, 108, 20.

Complaisaut à, suivi d’un verbe : cire complaisante à tout feindre, 342, 364.

Confondu, répandu, confusus : dans la rose en feu l’albâtre confondu, 402, 27.

Confus, incertain : cage confuse , 400, 30; 330, 84. Corn. Lex. Barbier, 133:

feuillage confus. — Trompé dans son attente: désirs confus, 79, 31.

Connaître, pour reconnaître : dés qu’il aura connu que, 310, 23. — Savoir : il connait sa victoire, 98 , 27. Malh. 220 : ne connaissez-vous point que. — Avec une négation , pour méconnaître (Hell.) : que leurs veux un moment ne le connaissent pas, 351, 24.

Consoler la douleur, 306, 156; la mort, 164, 12; cf. 302, 64. Cicéron : consolai i dolorem. Rac. Brit . : consoler une disgrâce. Lam. I, 225 : cous, sa paupière.

Sainte-Beuve, 272 : cons. sa jeunesse. — Avec l’adj. privatif: viens y consoler ton âme inconsolable, 236, 12 (N). Voyez Epuiser.

Constructions. Voici des exemples de quelques constructions remarquables qu’on rencontre dans Chénier: 1° Les mots d’une phrase peuvent varier de place sans qu’il soit nécessaire de modifier la cons-

truction grammaticale de la phrase; c’est l’inversion simple (voy. ce mot). Souvent ce seul changement de position donne lieu à une coustmction remarquable, qui consiste dans le traiisjiort, au début de la nhrase, de l'attribut du complément.

Ex. (247, 15) : assis et plein de toi, le uocturue flambeau qui luit auprès de moi , me voit... Dans les langues à flexions, l'attribut serait au cas du pronom personnel. Cette construction nous conduit à la suivante, où le pronom personne! u’est pas exprimé, mais peut , dans l’analyse de la phrase, se dégager de l’adjectif possessif qui en implique l’idée (celui-ci répondant au génitif du pronom personuel). Ex.

(88. 29) : effrayée et cou j'use , et versant quelques t armes , sa mere en souriant a calmé ses alarmes (les alarmes d’elle, effrayée et confuse). Cette construction est très-féconde ; elle permet de présenter avec concision et très-clairement , quoi qu'en disent les grammairiens, l'enchaînement des faits non pas dans l’ordre des mots, mais dans celui où ils se présentent dans la nature. Ou pourrait dire que de toutes les constructions, c’est la plus dramatique. En voici un exemple remarquable (55, 1 1) : seule , sur la proue , invoquant les étoiles , le vent impétueux qui soufflait dans ses voiles l’enveloppe étonnée. Quelquefois le pronom personnel est exprimé, outre l’adjectif possessif, ce qui forme répétition. Ex. (171, 13) : mon âme d'avance, vous mes autres amis , pleure de votre absence (l'absence de vous, vous mes autres amis). Autre ex. (169, 17):

sou opulent passage , moi qui l’attends plongé dans un profond sommeil , viendra sans que j'y pense enrichir mon réveil (le réveil de moi, moi qui l’attends...). Mais la science d’André va plus loin encore que cette construction ; par une touruure fréquente chez les portes tragiques et comiques qui tienneut compte du jeu de l’acteur, il substitue à l’adjectif possessif un pronom démonstratif; ainsi (93, 23) il ne dit pas ; et cpi enfin rassuré , ta joue enfantine, etc.; mais : et qu 'enfin rassuré , cette joue enfantine doive à mes seuls baisers cette rougeur divine. Après cette construction, il n’y a plus qu’un pas à franchir pour arriver aux partici|>cs absolus qui rappellent le génitif des Grecs et l’ablatif des Latins. — 2° Il y a dans André det r ès- bel les transitions au discours direct. Ex. (20,220) : le glaive en main. Tardent Pirithous (on croit que le récit va couti-

LEXIQUE

huit) : « Attends, il faut ici que mou affront s’expie, traître! » Mais voici un passage où la phrase commencée au discours indirect se termine au discours direct (30, 1 38 1 : Lyctis... veut que réchaiison verse à toute la troupe, pour hoire à Jupiter qui nous daigne envoyer l'étranger devenu l'hùte de mon foyer, Cette construction savante consiste simplement dans le changement du pronom. Dans la phrase suivante ou remarque l’ellipse , devant le conditionnel, de la phrase principale précédée de si (00, 3] : adieu; qu’il n'entre et que ta \ue ue cause* un grand malheur (car s’il entrait , ta vue causerait un grand malheur) et je serais perdue ! Dans le passage suivant , par une ellipse savante, André (70, 151) sous-entend la phrase secondaire , devant l’incidente qui en est la suite naturelle : oui, donne et sois maudit, car si j’étais plus sage (je les refuserais), ces dons sont pour mon cœur d’un sinistre présage. Telles sont les constructions les plus fréquentes ou les plus remarquables que nous avons cru devoir signaler.

Contraindre vers, 317, 121.

Convive du nectar, 23* 2GS (N); cf.

Coton, duvet, lanugo : le mol et doux coton, 94* 33 (N).

Courant, te : ses longs cheveux épars, courante, demi-nue, 232, UL

Courir, parcourir : courait la terre entière, 1*, 1113* Théoph. 217 : courir les eaux. Sainte-Beuve , 100 : jamais je n’ai couru lacs, montagues et plaines.

Courber, faire courber : la vieillesse cüurbe sur un bâton sa démarche, 102. 10.

Couronner, au propre et au fig. : cyprès couronnés de Heurs, {H* 01 ; épi cour, d’or, 87* 15; jours cour, de rose,

1 92 , l i cL 5>L 22j 143* 150* 02 ;

289. IL Sainte-Beuve, 125 : bois cour, de leurs derniers feuillages.— Entourer, ceindre : le tilleul couronne les flots, 85* 21 (N); cf. 180, 5, Malh. 21 1 : rivages où Tétbys se couronne de bouquets d’orangers. Lamartine, I* 235 : l'Arno cour, de ses pâles ombrages.

Cracher : pour cracher sur leurs noms, !LL Mal h. î : le mépris effronté que ces bouches me crachent.

Crédule : une main crédule, 423. L.

Racine, Iplt. : que ma crédule main conduise le couteau. — Espérance crédule , 2 1 0, 2 (N). Hor. Od. IV, | : credula s|R*s. Pascal : facilité trop crédule. Lan», fil.

LIA : créd. esp. Hugo, 11, 158 : créd.

raison. — à : crédule à cette voix, 98, cf. 207, 21L Pascal : le genre humain est crédule aux impostures de Satan. A. de Vigny, 132 : credule à ma joie.

Creuser, fouiller : creuser dans les détours des aines, 3 10, 323.

Cri : au cri de 'notre léte, 234, 50 ; le cri des forêts, 353, 08.

Criminel : tètes criin. 453, HL Sic Hugo, H* 21L — Des crimes : du Styx la rive crimiuelle, H* 189. C’est ainsi que Théophile, I82,adit : la mortelle barque.

Cnn (poél.) : comète aux crins radieux, P, 151 (>); cl. 340. 38.

Cristal, eau : cristal sonnant , 90* 21.

Ronsard I* 52 : sous le cristal d’une argenteuse rive. — Vase de cristal : crist. aux mobiles éclairs, 235.5. — Au plur. glaces : cristaux qui portent son palais,

Cruel : porte cruelle. 240. 25.

Cultivatrice : main cultiv., 428. 121 .

Cylièlc : une Cybéle neuve, 33 1 , 133 ; ces bonis ont beau de leur Cybele étaler les trésors, 224. 21*

Cygne, poète (llor. : Cycnus Dircæus) :

peuple harmonieux de cygnes dont Vénus embellit ses rivages, 295, 29.

Dansant, te : nymphe dansante, 51* 111 (N); cl. 148, 8j i ? 7 , 32-, — Propice à la danse : les notes dausautes, 17* 182.

De, prép., ex, e, du fond de : quel Titan respire des cavernes d’Etna, 211, 23.

— De la part de, Tcxpi : l’étranger est envoyé des dieux, 20, U ; enfants venus de Jupiter, 9, 50 (N). — Marquant l’origine : rocs affermis du sein de l’oude, P, 382 ; de cet heureux jour, 99* 29. — Par : forts des maux de nos peres, P, 84; cf.

1 12. L — Marquant la cause : aveugle d’espérance, 207. 21: cf. P, 170; P, 2l«.

— Avec : amuse des jeux qu'invente le caprice, 399, 4j cf. 80* 35* — Du fait de : rien n'est beau que de sa seule image, 323, liL — Marquant la propriété, la qualité (Hell. Gén.) : ces dons sont pour mon cœur d’un sinistre présage, 70. 152.— Voyez Ellipse.

Déclarer, avouer : dans les revers qu’il ose déclarer, 200. 27.

Déchiré de buissons, 37* 18t.

Dédaigneux : dent dédaigneuse , 414, m (N).

Défait et non vaincu, 181. 23* On n’est vaincu que lorsqu’on ne peut plus réparer ses défaites.

LEXIQUE

Dehors, subst. apparences : sous des dehors aimables, 441 , 49; cf. 332. 154.

Délices, au plur. joie, volupté : les délices d'aimer, 1 39, 8^ vos destins les délices du ciel, 167, 32; te baigner dans le sang fut tes seules délices. 44», 20; cf. P, LL — Au sens fig. de douceurs : les délices du thym, 214. 3li ; des arts, 194, 43 ; de l’amour, 181 , L. Ronsard, 1* 270 :

belle pour plaire aux délices d'un roy. Malh. IÛ : les molles délices. — Terme abstrait mis pour un nom nppellalif : le jeune amant seul loin de ses délices, 301 . L Catulle, xxxn : mer deliciæ.

Demander, désirer : nos courses te demandent, 1 46, 8A (N). — (Abs.) pour demander en mariage : beaucoup m’ont demandée, 79, ilL

Demeureshumides.pourla mer, 56» 2fL Démou. génie, ôai(X(uv, daemon : l’harmonieux démon, 1 75. 8 ; le bras des démons, 178* 12 (N) ; cf. 34[* ?LiL Théoph. LRA : le dém. de l’Espagne. Bons. 1, 2 OA r je devins un démon sçavant en toutes choses. Malh. 1 24. 1 fît» , et les notes d’André. Racine, Prit. : quel dém. m'a refusé l’honneur de mourir à vos yeux ? Sainte-Beuve, 218 : avant qu’en votre co*ur le démon fût un dieu.

Départir, distribuer : chemins en tous lieux départis, 425, AIL

Dépendre, pendre de, être attaché à, dependere : sa voix, lien d’où dépendent nos jours, 177, Ail (N).

Dép lover le tissu des saintes mélodies, 22. 258.'

Dernier, ultimus : des derniers Africains, 366 (N); cf. P, 150. Lam. L 205 : les derniers sommets de ce globe habité.

Désirer : Galata , que mes yeux désiraient dés longt. 185, 2. Avec les deux Gémeaux leur soeur tant désirée, 4* IL Désiré, comme subst. : la belle désirée, 106. 2 L

Détroits de la vie, 160, LL

Dévoré de, 30* 2 1 6 ; 264, 63.

Dieu , secouer le dieu qui fatigue son sein, 341, 349 (N). Lam. 1* L12 : sous le dieu mon Aine oppressée, bondit, s’élance et bat mon sein.

Demi-dieu : û demi-dieux amis! A tticus, Cicéron, 306, 151 (N); cf. 13, 112; 408, LL Hugo, [[* IM : colonne, tes demi-dieux.

Dire (poét.): je dirai l'innocence, 372, L cf. 98* 13; 154 , 55, — vrai , 2£3* (L

Disgrâce des dieux (qui vient des dieux) ,

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