IL
Disperser, répandre : que partout de l’amour ils dispersent les traits, 135. (LI (N). Hugo, 1* 3111 : ta réputation se disperse et s’en va dans les discours des nommes.
Disputer de : disputer des beaux-arts, 174. 66; cf. 262, 32. Lam. I* 130 : ils disputent entre eux des doux soins de la vie.
Disque d’airain, 35* 132 ; disque savoureux, 270. 70.
Dissoudre des entraves, P, 32* Voyez Amollir.
Distiller, dégoutter, couler : l’or fluide de l’ambre distille des sapins, 337, 240; cf. 397. L
Docte (fréquent), 197, 13 ; 148, 26 ; 137, 2J ; lOÜ* 16 î etc.
Docile à : brebis docile à la main, 108. LL Racine, Pli. : rendre, docile au frein un coursier indompté.
Dominé d'un pouvoir nouveau, 300,
Dormant pour endormant : les dormantes eaux du Léthé, 210, 51L Hugo, 1*2AJ : la nuit donne aux peines l'oubli dormant. Id. Il* 506 ; la pierre du tombeau dormant.
Dormir, subst. : le dormir suave, 1 33.
Dos, au fig. : dos des sentiers , 204. 9] cf. 205, 0 ; dos d’un albâtre docile, 347, ü*
Double vallon, 294, lü (N), double porte, 30* 90; cf. 21* 232^ 21* 24 lj 1ÇL 18j [23* 13j 173* 53j 303* 81L Brizeux, I* 1 L3 : la double corne du taureau , id. I* 280 : avec fracas son double battant s’ouvre.
Douceurs, au plur. : champêtres douceurs, 98*2; douceurs d’une nuise, 188, 49; cL 100, LL Rons. I* 302 : douceurs d’une abeille. Regnier, 233 : les douceurs d’un visage. Corneille et Pascal, Lex.
Douter si, dubïtare an : les liergers doutent si je ne suis... 122, 5^ cf. 217. 2L Corneille, Lex.
Duvet, coton, lanugo : jeune duvet, 82, 67 ; son sein a le duvet de ce fruit . 230, LL A. de Vigny, 103 : d’un blond duvet sa joue à peine se décore. Hugo, 11* 554 : jeune homme au blond duvet.
Échappé, elapsus : son attente échappée, 399* 2SL
Écouter : écoutant nos plaisirs, 235, 53. — Se laisser séduire à : Écouter de hardis caprices, 1 45, 71. — Ils l’écoutaient encor quand il ne chantait plus, 408, liL Lam.
LEXIQUE
H, 3 '1 5 : Elle ne parle plus, la foule broute encore.
Effaroucher : les chars effarouchent les vers, MIL HL
Effréné : torrent effréné, 146. LL
Egarer ses pas, 1 47. 3j ses vœux, 151.
( N); cf. 1 4 Ci, 78. — (s1), s’oublier à : sa main s’égare à cueillir, M* HL Rac. Ph. : on la issé-je égarer mes s (eux? Lam. L 266 : nous n’irons plus ég. nos rêveries. Sainte- Ileiivc, 333 : s’ég. à tenter les luttes des héros.
Egayer, avec àj 195, 54; avec de, 335, 51 ; avec par, 163. 54^ (très-fréq.). <^72, 56; 133; 140. I9j 146* 92i 1«3, 54 ; 166, 37; 187,30; 221, 12; 224. 15; 235, 5jj 2üL 35j 29£, 3Q, etc.
Egide, raquette : élastique égide, P, 108.
Elève, toôçoc, nourrisson, 28, fifi (S).
Ellipse de l’article : champs d’Elysée, 309, 3; cf. 14, l 37j 60, 7j 147, 12i 17k, 7j 188, 44; 211. 23; etc. Peur, avarice ou haine est leur dieu, P, 333. — du sujet et du verbe devant l’attribut : heureuse si jamais, 64, 3i 75* 125. — d’un pron. demonstr. : heureux (celui) dont le rele, 300. 25; cf. 182, IL — d’un pron. indéf. : que je crains de voir (quelque) Tiphys, 62, L2 (N). Le fugitif Actéon percé par les traits d’(un) Oriou, 281. L3 (N). — delà négation, devant rien , 38, 20 (N); 261, 25 (N); devant personne, 188, 51 (N)î — de ne après craindre , 399, 2. — de la prép. de, P, 132; et passim. — de la prép. à : (à) chaque bruit quelle entend, 155, LL — d’une conjonction : si tu veilles et (si) lorsque, 248. 23. — de pour devant que, 283. liL Corn, et Mol. Lex.
Eloquente lyre, 12, 102 : navire éloquent, 89, 1 ; cf. P, 48 ; 34L LLi 393, L A. de Vigny, 31b l’éloquent rossignol.
Enchaiuer ( catena , enchaînement, suite) : il enchaînait de tout les semences fécondes, 16,158. — Attacher : le diamant sur la pourpre enchaîné (catenatus), 301, 33.
Endormir, apaiser : end. dans ses flancs le poison cuuemi , 3111 , 21. Endormi, inerte: main end. 392. 4 bis; porte end. 265, 34. Rons. L 188 ; sable end. Laui. JJ, 14: vague end. Hugo, L 3AJ : gazon end.
Énervé, au propre : le cortège énervé de la mère des aieux, 121. L. Sainte- Beuve, aai : Atys énervé.
Enfant de ( eu app. tres-fréq.) : 151.
82; 205. 19; 265. 89; 270. 67 : 278. 6 i 337. 241L La Harpe ne pouvait souffrir cette expression; il l’a reprise dans Voltaire. Voy. Corneille, Lex.
Enfer (P) de la Bastille, P, 206.
Enflé : rhéteur d’ignorance enflé, 411, IL
Engager, sans rompl. indirect : à celle qui m’engage, 32 63.
Engraisser d’un tyran l’insolence et l’orgueil, 76. 142.
Enivrer (s]) au fig. : s’enivrer d’impudiques regards, 378. 2. Rac. Andr. : s’enivrait en marchant du plaisir de la voir.
Ennemi, suhst. : le public ennemi, 32, 116. Malh. L58 : l’amour, ce public enucini, cette peste du monde. — Dissemblable : des membres ennemis, 327, 23.
— Hostile, 257, Hj P , 225. — de : sa couche du soleil ennemie, 392. 3 bis.
Ennui, toujours dans le sens de peines, chagrins, comme au dix-septième siècle.
Entendre, comprendre r ses yeux n’entendent pas les tiens, 80, A. Corneille, Lex. Rac. Prit. : j’entendrai des regards que vous croirez muets.
Envenimé, poét., causé par le venin:
la mort envenimée, 338 , 2811 (N).
Environner, au f»g. : l’harmonieux démon m’environne, 175, 8j cf. 9, CJ ; 274, 11: 379. HL
Epithètes doubles : vieille inconsolable mère, 49, Ali (N); cf. U, 94 ; 21. 234 ; 70, 12.
Épris , allumé : d’un feu religieux le saint poète épris, 345, 18.
Epuiser, avec l’adj. privatif : épuiser la coupe inépuisabble, 326. 24 (N). Lam. L 278 : concevoir de Dieu l’inconcevable essence.* Sainte-Beuve, 58 : pour saisir la proie insaisissable. — (£) : le nord s’épuisant de barbares essaims, 342, 360. Fénelon , Télèm . .* son État s’épuise d’hommes.
Errant (accordé) : sa main errante, 90, 16; mes regards vont errants, 313. 47; cf. 363, 3; 337*. 2M i 338, 23L Lamart. L L51 • l’errante liberté. Hugo, 11, 221L: ces hommes dans les feux errants comme des ombres.
Espérance de qqn : ce frère dont tes mains aiment à cultiver l’espérance, 320, 5 (N).
Esprit, au plur. : mes esprits distraits, 213, HL — Au fig., émanations, spiritus : tes esprits odorants s’exhalent, 235. (L
Et, au début d’une pièce, 232. — Pour ensuite , et puis , et encore, comme souvent chez les Grecs xou pour elta, 288. 47 et passim.
Etamine, comme duvet, coton, tanu* go : de la jeunesse en fleur la première etamine, 91. 30 (N); ét. des fleurs, 214,33.
LEXIQUE
étaler, faire voir : étale et fait briller leurs richesses secrètes, 328, 48. Corneille! Lex.
Eteindre, exstinguere, apaiser, anéantir, dessécher : éteindre les douleurs, 170, 34; mânes éteints, 165, 18; cf. 106, 34. Eteindre la fleur de la joue, 52, 92.
Etinceler; le feuillage étincelle, 88,20; tu verras mon âme étinceler dans l'air, 59, 30; le baiser étincelle, 220, 5 ; cf. 1 33.
Etoilé, tacheté ; le lynx étoilé, I IC, 9.
Etouffer la semence, 301, 29 (N); les vestiges , 298, 82; saison de chaleurs étoutlée, 242, 21.
Être pour paraître : l'eau pure de ma main lui sera l'ambroisie, 258, 30. lions. I, 301 : le chant du rossignol m’est le chaut d'une orfraye. — de (Hell.) : sa mort fut d'un lâche, 181, 30.
Eunuque, P, 189; 44 1, 64.
Exister, en op|>ositiun avec vivre : ils u’ont fait qu’exister, l’amant seul a vécu, 203, 43.
Exprès (faire) : 421, 6 bis.
Expédier, dégager, expliquer, expedire : Orphée expédiait les mystères sacrés, 407, 4 (N).
Expirer: voir le jour expirer, 150, 56.
Exposer, raconter, exponere : en tous lieux sa faiblesse exposée, 163, 59.
Facile : vie innocente et facile, 194, 34; facile gaîté, 249, 39. — à (lat.) : à leurs désirs facile et complaisant *76, 134. lions. I, 208 : si vous estiez, à mes désirs facile. A. de Vigny, 1 13 : qu’Êole soit facile à tes voiles.
Façonner, former, instruire : il faç.
ma lèvre* à souffler une haleine, 126, 5.
Faire jeu, pour se faire un jeu; celles qui font jeu de courir à des flammes nouvelles. 259, 40.
Faire, suivi d'un adj. : le hasard fait le destin prospère, 31, 114.
Farder de pleurs une insidieuse prière, 278, 6. Corneille, Lex.
Fatal rivage (Lat.) * 217, 30 (N). Hugo, Il , 166 : les tours croulent devant vos trompettes fatales.
Favorable, propice : grotte favorable à leurs embrassements, 202, 30.
Feindre, simuler ; feindre le rire et la joie, 237, 36; cf. 283, 3; 304, 110. — Dissimuler : à feindre accoutumée, 216, 13; cf. P, 184. — Imaginer: je la feins attachée à mes pas, 222, 12. — que, imaginer que : on feint qu’au priulemps, 359
— de, faire semblant de : je feins de la frapper, 233, 29; cf. 125, G. — Emploi remarquable dans le sens du latin /ingéré % façonner, modeler : cire à tout feindre habile et complaisante, 342, 364 (N).
Fertiles pinceaux, 176,25 ; buis fert.
en sons, 71,25; cf. 291, 53; 319, 24.
Feu des pinceaux, 155, 69.
Fils de (appos. fréquente) ; le navire fils des bois du Pénée, 89, 1 (N). Le Hhône fils des Alpes, 424, 34 ; cf. 221, 12 (N); et pas sim.
Finir son sort, 217, 31.
Fixer, pour regarder fixement, 383 (N).
Flambeau: éteiudreson llamb., 184,37.
Flanc, pour taille : d’un flanc délicat l’élégante noblesse, 266, 11 ; cf. 183, 35.
— au fig. 330, 95 ; 432, 6.
Flatter : nul amant ne me flatte en ses chansons, 123, 8 bis ; vivre proscrit flatte peu mon envie, 200, 37 ; flatter ses désirs, 259, 35. — Leurrer d’espérances :
ta jeunesse te flatte, 78, 9 (N).
Flétrir, pour se flétrir : Puisses-tu voir de ta l>eauté flétrir toute la fleur, 225, 52 (N). Les anciens écrivains exprimaient ou supprimaient à volonté le pronom des verlws réfléchis. I,ies txx. de ('.omeille cl de Moliere en fournissent un grand nomhre d’exemples.
Flétri de : d’un long jeûne flétri, 37, 182; cf. 92, 1.
Fleur, fréquent aux divers se ils figurés d’élite, d’ornement, de délices , d'éclat, de heauté, de jeunesse : vierges et guerriers, jeunes fleurs de la ville, 23, 265; arts fleurs de la vie, P, 13; la jeune fleur de la joue, 52, 92; qu’une fleur étemelle en SCS traits étincelle, 40, 244; cf. 46, 10; 110, 1 bis; 91, 30; 90, 82, et pasdm.
Kust. Deschamps, 27 : Du Gucsclin la fleur des preux. Sainte-Beuve, 28 ; le velours de sa joue et sa fleur de jeunesse.
Fleurir, florere, P, 29 ; 73, 72.
Flotter: Latone flottait, P, 105.
Fluide, naïade au pied fluide, 86, 1 ; airain fluide. 106, 1 1 .
Flux, au fig. : le flux des années, 192, 6 ; flux et reflux d’espoirs et de douleurs, 207, 4.
Forcer une retraite, 335, 208 ; charmes forrés dans leur retraite, 234, 49.
Forcer les hommages, 308,189; forcer un rire vainement retenu, 394, 24.
Former, donner la forme : avec le chêne former ce navire animé, 113. 12; ees métaux dont j’ai formé le mien. 316, 108; rf. 315, 80. — Donner l’être : la
LEXIQUE
mère qui l’a formé si beau, 94. 49. Minerve en un instant formée, 342, 359.
Racine, Ph. : songez qu'une barbare en son sein l’a formé. Régnier, 241 : je ne puis croire, en voyant son visage, que le ciel l’a formé si beau pour. — Créer, produire : Tous rage en sa tête formé, 197,
4 ; vin dont Madère a formé l'ambroisie, 237, 28.
Fornicatfur: prêtre fornicateur,409, 17.
Fortune, sort, furluna : j’eus une autre fortune, 74, 91 (N); cf. 204, 10 (N). Corneille et Mol. Lex.
Foudre (au masc.) malheur : ce n’est pas nous qu’un tel foudre menace, 303, 76.
Foule (en), 16, 156; 17, 186; 229, 39; 259, 44 ; 315, 89; très-fréqu. dans Hugo.
Frein de glace, 174, 72 (N); du devoir, 431, 16. Hugo, II, 26 : le frein des lois.
Front : le front de la colline, 107, 3. Voyez Dos. — Impudence : ce front que donne à des héros, S, 42.
Fruit, au fig. : laisse-moi toucher ces . fruits délicieux, 82, 66.
Fumée : les serments s’cnvoléreut en fumée, 254, 14. Rac. Plaid. : elle voit dissiper mon amour en fumée.
Fugitif de : De Range, fugitif des neuf Sœurs, 196, 78 (N). Horace, Épit. 1, x. 10 ; Sacerdotis fugitivus.
Fuite du jour, 269, 6 1 . Sénèque : numquant Yirgilius diem dicit ire, sed fttgrre.
— Au plur. ; ses appas, sa pudeur et ses fuites agiles, 402, 26.
Fumant, part. accordé: fumantes chairs, 35, 152; fumants de massacres, 350, 4.
Fureur, enthousiasme, transport, f'u ror : les douces fureurs d’un délire profane, 180, 16; d’une fur. sacrée enflammait sa jeunesse, 197, 6. Théoph. 194:
les dieux me verseront une fureur mieux animée. Régnier, 203 : il faut que j'obéisse aux fureurs de ce dieu.
Furieux, transporté : d’une sainte folie un peuple furieux, 384, 177.
Funérailles, au fig. : «les beaux-arts les longues funérailles, 329, 68.
Fuseaux, pour vie (bat.) : elles bâtent nos fuseaux si rapides, 218, 37. Corneille , Les.
Garder, protéger: des murs ont gardé lesThébains, 154,41. — conserver: je vous vois garder une patrie, 307, 172. — de. pour se garder «le, éviter de : garde d’être inconstante, 259, 37 ; cf. 302, 55.
— que, suivi de la négation : garde que
nul mortel n’insulte, 27. 62. Sans négat. : garde que jamais elle soit informée, 52, 105. Moliere : gardons-bien qu’elle en apprenne jamais rien.
Glarer, refroidir : l’hiver ne glace point tous les mois de l’année, 1GS, 4. — Au fig. produire le froid de la peur, rendre muet : les dogues les glacent par leur voix, 415, 39; les glaçantes horreurs du nord , 423, 3 ; la tristesse glace les chants sur leur bouche, 425, 58.
Grappe : l’essaim pend en grappe bruyante, 124, 10.
Gros de : cœur gros de haine, 455, 94; ses lianes gros de salpêtre, P, 200. Racine, Pt i. : le cœur gros de soupirs.
Grossir, accroître en nombre : aller grossir ce peuple harmonieux, 295, 28.
Guerrier, de guerrier : sous les pieds guerriers, 17,167; les la liges guerrières d’Herrule, 412, 10.
Guider le soc, 100, 2.
Habitacle, hahitaculum, 453, 52.
Habitant, te : muses de l’Olympe habitantes, 15. 146; cf. 182, 16; 227. 92. Le mélèze, vieil habitant des monts, 205, 22 ; cf. 220, 1.
Habiter: en re tombeau quel malheureux habite, 165, 22; Dieu tout eutier habite en ce marbre penseur, 338,282; l’illusion fécoude habite dans mon sein, 448, 13 (^; cf. 98, 10; 144, 42 ; 163, 52; 172, 34, 220, 4; 224, 26 ; 267, 18; 371, 10. A. de Vigny, 60: la perle habitait son palais de cristal. Lamart. III, 219: l’infini que le mystère habite. Hugo, 11, 400 : mon âme où ma pensée habite comme un monde. Rarbicr, 117 : sur leurs fronts habitent les brouillards.
Habituer de, pour habituer à, afin d’éviter l'hiatus, 173, 42.
Haïr plus que l’enfer (Hell. Hom.) 31, 115 (N). — je ne te hais pas, 97, 4 (N). La Font. 45 : vous les aimez, ces traits, et je ne les bais pas.
Haletant vers le gain, 159, 18. — pour atteindre une faussp grandeur, 417, 14.
Harmonieux : bois barm., 144, 38; cf.
136, 12 ; l’harm. démon, 175, 8 ; aveugle harm., 23, 267 ; cf. 10, 83; 140, 19.
Hasard, au plur., cas fortuit : en ce lieu conduits par de* hasards, 379, 29. — Dangers : Mars dans ses yeux oubliant les hasards, 405, 9.
Hébété: l’hébété calembour, 420, 12; peuple hébété, 436, 16.
LEXIQUE
Héréditaire : toits héréditaires, P, 342. l'héréditaire éclat des nuages, 21, 240.
Hérisser, dresser : hérissant leur crinière, 17, 171 ; cf. 25, 9; 327, 32. — (se) se dresser : sur les rochers la chèvre se hérisse, 424, 25. — Charger de ciselures : vases hérissés d'hommes , 29 , 80. — Armer, ci. P, 41 1 ; 20, 224 ; 20 i, 12 bis. Hons. I, 281 : bois hér. de verdure. Rac. /ph. : autel hér. de dards. Lam. III, 70 : monts hér. d'une sombre verdure. Brizeux, 1, 118 : les côtes hér. de neiges.
Heureux, se (mouv.poét.) : Heureuse si jamais, 04, 3; cf. 224, 13. Heureux dont le zèle, 300, 25 (N). Rac. Ipii. : Heureuse si mes pleurs... Sainte-Beuve, 330 : Heureux dont le langage.
Hommc(jeune),p/er,21 1 , 35; 236, 22.
Honneur (fiéqu. enappos). : Hasli, hou.
des pâturages ; cf. 4, 8; 53, 112; 279, 12; 288, 49; 338, 278. — Au plur., parures, oiïraudes , honores : chaque âge a ses honneurs, 78, 1 1 (N); cf. 402, 1 ; Myrlo de cette tombe éleva les honneurs, 102, 23 (N). Ronsard, 1, 29 : de son front la grâce et les honneurs. — (faire), rapporter la gloire de qq. chose à qqn : il fait honneur aux dieux de son ouvrage 352,57 .
Honorer les neuf Sœurs, 314, 00.
Honte (avoir) à : j’ai honte à ma fortune, 44, 323 (N). La Font. 55 : j'ai regret à mon premier seigneur.
Horrible , hérissa* , en désordre, horridus : saisit sa chevelure horrible, 2^ 250.
Hospitalier, de l'hospitalité : la main hospitalière, 31, 102 (N) ; cf. 30, 91 ; 45, 332; 193, 10.
Hôte : Phœbus du Cancer hôte ardent et rapide, 170, 15. Rons. I, 196 : Amour, hôte de mon rieur.
Huileuses olives, 9, 49.
Humain, distingué de mortel, 7, 24 (NA
Humecter, tremper : flèche d’un fiel vertueux humectée, 432, 8.
Humide : demeures humides , 50 , 20.
l'humide départ des Pléiades, 174, 62 ; cf. 100,9; 107, 24 ; 153, 18.
Humilié: les loups humiliés , 12, 103.
Hurlement : le bois porte au loin des hurlements de femme, 22, 254. Virgile , Èn. IV, 677 : femineo ululât u tecta freinant. Racine : la troupe poussa vers le ciel des hurlements aflrcux.
Hydre, au masc , P, 336 (N); au fétn., 438,’ 17 (N).
Idumée, adj. pour de l’Idumée : aux
vallons Idumées, 372, 10{N). Théophile, 248 : les campagnes Élysées (pour Ëlyséennes).
Ignorant de : la conscience, ignorante du crime, 177, 40 (N). Regnier : ignorant de tout, de tout je me veux rire. Bossuet : ignorant de leurs destinées.
Ignoré, éloigné, ignotus : équité de nos climats pour longtemps ignorée, 408, 130.
Ignorer le monde, 149, 40; cf. 218, 52.
Il n’est que d’étre, 189, 1 (N).
Iliade : une longue Iliade, 231, 64 (N).
Imbécile , faible , imhecillis : le sexe imbécile, 240, 17 ; cf. ('«omeillc, Lex. Pascal : taisez-vous, nature imbécile. Régnier, 78 : esprit imbécile.
Immense, puissant, immensus : le sceptre immense, 434, 50; cf. P, 72.
Immoler ses beaux ans, 294, 4. — < jmiiiif dévouer : gymnase au mensonge immolé, 411, 5; cf. 420, 7.
Inaccessible : cœur iuac. à la douceur d'aimer, 305, 124.
Incertain : la Loire incertaine, 424, 36 (N).
Incessamment, sans interruption : paroles de délices aux lèvres de Milton iucessam. écloses, 373, 25. Théophile, 233: votre âme inc. soupire. Regnier, 253 :
ma bouche inc. aux plaintes est ouverte.
Inceste, adj. : l’inceste parricide, 8, 42; un inceste adultère, 409, 17 (N).
Incestueux : l’incest. chanteur, P, 346; sa droite iucest., 410, 34.
Inconnu, ignoré, ignotus : les pièges
inc. d'Arachné, 18, 199.
Indocile : obstacles ind. 343, 383. — à : ind. à l’amour, 237, 32. Regnier, 224 :
ind. à la paix. Bossuet : ind. à la (laiterie.
Indolente: plume indolente, 251, 21
(N). Hugo, II, 201 : ainsi parlait Celsus de sa couche indolente.
Indulgence , clémence , indulgentia :
l’ind. du ciel, 224, 22; cf. 183, 31.
Indulgent, souvent avec le sens latin, qui accorde volontiers, indu' gens ; ind. nourrice, 27, 55 (N); la génisse prodiguant à ses (ils son trésor indulgent, 269, 49 (N); ris du public indulgent, 417,9 (N). Hugo, II, 480 : je me jouais sur son dos indulgent. — à : ind. à l’amour, 222 , 10 bis.
Industrie , zèle, habileté , industries : l’industrie d’un pinceau, P, 59. Du Bellay : l’industrie des traducteurs.
Industrieux , industriosus , au sens actif : fer ind. 175, 2 ; nacre ind., 279, 10; cf. 398, 20. Au sens passif, fait avec in-
LEXIQUE
dustrie . ruche ind., 190, 22; cf. 194. 33*
Inébranlable à tout effort mortel, 43b, fi T . Corneille : inéb. aux tourments.
Inentendu (n’est pas dans le Dict. de l’Acad.) : voix inentendue et vaine , ÜJ , 12* A. de Vigny, 22 : une prière inentendue et vaine.
Iué\itable : l'inév. empire du temps , 347, 1; de mille autres jeux l’inèvit.
adresse, 394, 21. Théophile, 179 : l’inév. droit des rois sur les humains. Mail». 113 : l’inév. espérance [précision la plus heureuse et la plus poétique, A. C.J Lam. I i 137 : le temps, géant armé d’un glaive inévitable.
Inexorable : l'incx. absence d’Achille, 228, 1 1 ; seuil inex., 191 . A.
Infidèle : larmes inf., 24 4. 2J ; absence inf., 199. 21 ; inf. main, 215. 5iL
Infinitif, sujet d’uu verbe (Hell.) : vivre est te regarder , 289, 58. — Pour le subjonctif : le malheureux est assez à plaindre d'avoir... sans aller (sans qu'on aille), 312, l!L Molière, Lex.
Infructueux, stérile, in/ructuosus ; bois infructueux, 371, HL
Ingrat à : ing. à ces charmantes sceurs, 1 4 fi, 93*
Inhabile à la félicité, 20 1 , LA ; aux vertus, 418, 2 bis.
Injurieux, funeste, injuriosus : la nymphe inj. de PArve, 270. HL Théophile, 2111 : le sort injurieux.
Inonder : tout un peuple inondant jusqu'aux faites des toits, P, L31i (N). Lam. Il, 222 ; temple inondé par la foule.
Inquiet, sans repos, inqutes : la inuiele, 413, 5(N ; source inquiété. 319, 18; anime inq . 224. 13 ; cf. 148, 22; 3ü3* — «le ; inquiet d’obten r sa grâce, 395, 5.
Jnquiétéde: front inq. d'ennuis, 2 1 7,28,
Insensé : vagues insensées, 424. 33± Virgile, En. IX, 13 : insani fluctus.
Insensible, qui se fait peu sentir : un sourire ins., 391. 1IL — Qui ne sent point : l’homme insensible et froid, 30 4. 109 ; cf. 338, 2 P, 7. — Qu’on ne perçoit
Gis : songe inscris., 78* 10» cf. 150, 51. alh. 3ü : l’insensible cours du temps.
Insidieux, perfide, insidiosus: la mousse insidieuse, 27 1, 91 .
Invaincu : flancs invaincus aux travaux, 338* 213 (N).
Inventeur : vos pas inventeurs, 325, HL Irrésistible : trame irrés. et line, 18, 198 ; centre irrés., 305.
Inversion (quelques exemples d'): par des sentiers déserts fuyant l'aspect des villes, on
les avait suivis jusques aux Thermopyles, 43, 303. Sur le vase bouillant, attendrie à mes larmes, une Thessalienue a composé des charmes, 4«L 4 L Et sera chaque jour d’un lait pur arrosée la pierre en mon tombeau sur mes mânes posée, 108, LL Qu’au retour du printemps dépouillant la prairie, des dons du villageois ma tombe soit fleurie. 1 08, HL Sur la terre étendue saura te garantir cette épaisse toison, 82* 12* Heine de mes banquets, que Lycoris y vienne, 209, L D’uu long chemin lassé et de plus d’un grand fleuve en nageant traversé, 37 , 182. L’oppresseur, évitant d'armer d’injustes plaintes, sinon quelque pudeur aurait eu quelques craintes, 427. 100. Puisse au vallon d'Hénms où les rocs et les bois admirèrent d'Orphée et suivirent la voix, 402, A*
Jalouse (fréq.) : jalouse abeille, 93* 3J ; mer jalouse. 370. 12; cf. 10* 79 j 43. 307 ; 88,28 ; 118,3; 215, 59; 238. 53 ; 299, 2.
Jamais, sans négation : murs jamais par moi seul habités, 224, 32*
Jeune, comme dans l'expression homérique vcorcevOri;: jinmes mystères, 139. J ; jeunes reliques, 164, L3 ; cf. 139, I ; 150, 5 ; 1 P3, 58 ; 217. 2fL Malh. L31 : jeunes désirs. Racine. PU. : jeunes erreurs. A. de Vigny, llfl : jeunes erreurs. Saintc- Beuve, 337 : amant des jeunes extases. — Récent ; jeune duvet, 82* lu ; cf. NJb 27.
Jeter, fipveiv, emittere fundere : l'herbe jette des fleurs, 90* 15(> ); cf. 279,1 1; 330, 224* Théophile, 170: jeter des larmes. Hugo, Ht4fî7 : mon âme en fleur jette des vers.
Joyeuses moissons, 17* 179* Virgile, Gèurg. I* ! : quid facial lætas segetes.
Joli, d'aspect riant : une maison jolie , 81 , 13 (N). Corneille, Lex.
Jurant, part, accordé, P, 232.
Jusques, tres-fréq. avec 1\» euphonique.
laborieux éclat, 152, HL
Lambris : célestes lambris, 97. 5 bis.
Langueur, au pl. : mou âme sYudurt dans les langueurs, 290, 23.
[.a rein : les joyeux larcins, 231 , 09.
Le, antécédent de que : pouvez-vous le penser, que tout cet univers, 335. 197.
Léger, délicat : grâce légère, 107, 0(K),
Lent, souple, qui ploie, le.ntus : cuir souple et lent , 1 14. 8 (N) ; cou faible et lent, 391* U (N).
LEXIQUE
Lin : le lin d’Ionie, 28* 13 ; et le verre et le lin, 213, £L
Linceuil pour linceul, 16-1, L
Liquide : les gouffres liq., £L 9j nuage liq., 398. 25 (X) ; trésors liq. du Pactole, 30 1 , 38 ; le liq. azur d’un fleuve, 1 30. ML Lan*. U, 21 : les liq. vallons de l’Océan.
Loin , comme une interjection par suite d’une ellipse : Loin ! à mes ennemis une amante tranquille, 234. 3iL Mali*. 231 : loin la vulgaire fortune. — En parlant du temps : se voir au loin périr, 104, 10 ; plus loin dans l’avenir, 347, ML. Corneille, Lcx. — que, 313, 3M
Long, étendu, vaste, lonpus : le temps, les longues mers, 1 84, 3 (Horace, Od. III, in : longus pou tus); le long sommeil, 101, 33 (N) ; la longue campagne, 341, 3jl!L
— Profonde : longue blessure, 454. 2 L
Longtemps: les cherchaient, les suivaient et les ôtaient longtemps , 238, 5& (X); cf. 231, 2 fi. Barbier, 12A : tu mourus longuement plein de gloire et d’ennui.
Louche : énigme nu regard louche, 419, 9 ; la peur blême et louche, 433, ML
Louvre, aufig., palais : mon Louvre est sous le toit. iMt 5 (**)• La Font. 03 : en son Louvre il les invita.
Luire, briller : la santé qui luit sur son visage, 198, 25 ; à peiue avais-je vu luire seize printemps, 318, 10. Marie de France : moult est luisante votre pel. — à : La lune sur les pré» où son flamlieau vous luit, 148, 7j son astre nous luit, 82* IL. Malh. 2Ü : l’astre qui luit aux grands. Lam. II, 132 : le rayon qui nous luit.
Luisant, brillant : luis, argile, 209, .30 ; sentiers luisants, 204, IL Corneille, Ixx.
— brillant par le poli, Çcerô; : pierre luisante, 138, î (N).
Lumineux, au sens actif, qui produit la lumière : cire lumineuse, 398. 3.
Lustral : flamme lustrale, 0^ 2J (N).
Lustre , éclat , renommée : tou lustre impérissable, P, 149 ; cf. 430, C. — - Espace de cinq ans, lustrum : ton vingtième lustre, 430, ÎL
Magnanime, en parlant des choses (lal.) : fureur magnanime, 432, LL Corneille :
horreur magnanime du crime. Mail*. 253 ’• des soins magnanimes.
Maison : maisons de verre, 283, 2 (N).
pour le ciel : adieu , dans la maison
d’où l’on ne revient pas, 270. IL Malh. 32 : eu la maison céleste. Bossuet : j’ai une autre maison dans le ciel qui n’est pas bâtie de main d’hommes. — Famille (mot à la mode au dix-septième siècle) : les rigueurs d’une injuste maison, 1 30. 1 L Commines : gens de bonne maison. Bacille, P h. : six frères! quel espoir d’une illustre maison 1
Mânes, dans les deux sens du latin, âmes d’un mort, cendres d’un mort : mânes aux yeux cbannaiits , 130, 73 ; mes mânes éteints, 103. JJL
Manie, fureur poétique, pxvia, furor :
ces transports déréglés, vagabonde manie. 327. 35; cf. 152* L1 (N). Ce mot est fréquent dans Malherbe.
Marchander des récompenses, 195, llL
Marin : l’algue marine, 100, L2 ; la vague inariue , 50* IlL Hugo, I* 273 : des baleines marines.
Maritime, synonyme de marin, comme en latin : Fonde maritime, 10* 14 (N).
Masure : berceau des lois , sainte masure, P, 1 14.
Matineux : couche matineusc, 230. 11
Méandres , sinuosités : les méandres de la Seine, 283, 2iL
Méditer, songer à, meditari avec Face. : j’y reviens méditer l’instant où je l’ai vu, 291 , LL. Lam. L 123 : des empires détruits je méditai la cendre. — Préparer : méditer une œuvre. 343, 2iL Le Brun, Ép. à A. C. : méditer des rameaux qui toucheront les cieux.
Mêler , unir , miser re : un oiseau mêle tant d’or eu ses riches habits, 214, Li X). — (se) dans, miscere in. . .: dans la foule mêlé, 381. — (se) avec, sc joindre à, miscere cum , 184. Banne, Prit. : il mêle avec l'orgueil la fierté des Nérous. Lam. II, 238 : mêlant ton âme encore pure avec le ciel et la nature. — Préparer un breuvage, toujours comme miscere :au lieu de lait, pour nourrir ton enfance, mêlèrent la candeur, la gaieté, 177, 30; du paisible lotos il mêlait le breuvage. 1JL 200. — Au fig. : de sourire et de plainte il mêle sou langage, 37, 1 09- On voit qu’André a employé ce mot dans presque tous les sens du latin miscere.
Même , adj. semblable : mon berceau n’a point vu luire un même génie, 400. 33. — fpse, non accordé après un substantif pluriel, 12 2, L3 (N) ; et passim, — Ipse, non accordé apres eux, elles, vous, nous : cl mou frere et Le Brun, les Muses
LEXIQUE
elles-mêmes, 1 06 . 77. et pas sim. Corneille, Lex. M. Godefroy remarque avec raison que celte licence est très-fréquente dans Lamartine.
Menace au plur. comme en latin mine, s’appliquant à des choses : les menaces du Nord, HQ, IL Ovide, Trist, IV, 1 32 : hibernas tiuiuissc minas. Malh. 100 : Les menaces clés Parques. — Au sing. : la menace du temps . 172, liL Racine : de tant de maux détonnions la menace.
Méuades, au fit;. , femmes en furie : gardes de Louis par nos Méuades déchirés, 4 3<L 12.
Mensonger, comme subst. : mélancolie, aimable mensongère, 1 40, AiL
Mérité, qui est dû, méritas : bieus aux talents mérités, 4M. IL
Merveille , comme le maraei^liu des Italiens (André l'avait remarqué employé ainsi dans Malherbe) : un palmier, merveille de la terre, 0* M± — Au plur., choses merveilleuses : les nivales merveilles, 200* |3i cf. LL 12«j MIL 22H, Mal h. 21111 : rossignol déployant ses merveilles.
Mesurer, cadencer , rhy (limer, ^u6p.î- Çctv : mesurer des pas retentissants, 120. LL En nombres mesurés elle s’agite et danse, 317, 120. Malh. LS 7 : qui jamais mesura ses pas d’une grâce pareille. A. de Vigny, HJ : les pas mesurés en des danses.
Meurtri de : meurtri de durs cailloux, 37, ISO : Hugo, IL AH : liras meurtris des fers.
Meurtrier : chars meurtriers, 17* 168 ; Gorgone à l'aspect meurtrier, 342, 302 ; meurtrières idoles, 350, 2 ; nuisit haineuse et meurtrière, 4 37 , 1. Racine, .-#//». : de Jézabel la lille meurtrière; /</. Iph.: des lois meurtrières.
Miel, au sens ftg. de douceur, charme, éloquence (Horace l'emploie souventaiusi):
le miel de son baiser, 230, 40 ; miel séducteur que versait du sage roi la langue enchanteresse, 373, 20; remplir tes regards, tes lèvres, ta langue de ce miel. 282. Il; cf. 281 , 3 ; et passim.
Mielleux, doux comme le miel : figues mielleuses, IL 40 '•> cf. 87, 12 ; 100; 371. LL Au lig.: mois mielleux, M» 27 : cf. P, 27tL — Au sens actif, qui produit le miel : la mielleuse abeille, 128. 10.
Miuistres de l'encensoir, P, LLi c,! nectar, de l'amour ministre insidieux. 238, AIL
Miracles, merveilles, mirncula : la terre ouvrant son sein, tes miracles, 331 . 120; les miracles de la nature, 330, 201.
Misérable , malheureux , dans l’adversité, miser : les dieux, appui des miséra-
blés , TL, I04j cf. S, 37 ; 12 , 1*±L Corneille, Lex. Ronsard, L 1*8 : si je veux être mis au rang des misérables ? des misérables? non, mais au rang des heureux. Pascal : j’aiine les biens parce qu'ils donnent moyen d’assister les misérables. Hugo, H, 487 : cette pensée fermente en silence au c«ur des misérables.
Mobile, qu’on meut, ou qui sc meut facilement , (pii est en mouvement, flexible : les mobiles ponts, P, 31 ; en longs anneaux mobiles, 120, 3 ; le gouvernail fend la route mobile, 203. 2j mobile univers, 210, 18 ; mobiles roseaux, K L L cf. U* 03 ; 10, 200 ; 20, 36; 14 i, 30 ; 233, [ l. Hugo, |L 180 : les flots mobiles. /</., Il, 200 : di>que mobile.
Moi, pour quant à moi, au commeucenieut d’une phrase : moi , l’espérance est loin de mon cœur, 210. 7^ cf. 171. 3, Moins, suivi immédiat, de </«c, 20.1, 4 L Moissons : les jeunes moissons, 300, LA ; avoir vu douze moissons, 123, L
Mollement , très-fréquent aver les diverses niiaures de doucement, sans effort, négligemment , tendrement , gracieusement; ci. 93, 20j 10L 18 ; LLL li 116.7 :
120, ü fis ; 101, i7 i 108* h ; 180, 13; 101, 14 ; 203, 18 ; 213. 48; 23V, 47; 270. 82 ; 247, 21 ; etc. Ce mot est devenu très-fréquent dans la poésie moderne.
Molle, comme voluptueuse ; molle paresse, 181, jj danse molle , 232 . 4; cf. 88, 34 ; 230, 3 3* — à, sensible, mollis : âme molle aux blessures, 248 , 33 (N).
Même remarque que pour mollement.
Monter sa lyre, 137, L3 ; 330, 207.
Mortel, subst., voy. Humain.
Mortel , adj., qui donne ou cause la mort : plomb mortel , 274, 2A ; blessure mortelle, 283. 28. — I)e mortel : inébranlable à tout effort mortel, 433, 62 (N). Mouvant, te, part, accordé, 370 , liL Mugissant, les epoux mugissants, 87 . 7j cL HUL üi LÜL IL Lam. Ili , 233 . les troupeaux mugissants (pii paissent sous ma loi.
Muet : à pas muets, 126, 2j grottes muettes, 137, 31; 222, Là (ce sont celles qui ne sont pas « des confidentes parjures, • 403. 20).
Mur, paroi ; murs d’une grotte, 27 1 , HL — maison : passons devant ses murs, 242. 24 ; rf. 274* 33,
Murmure, répété par allitération . où murmure Zépliire au murmure des eaux, 84, 2, Brizeux, L 267 ; au murmure des plus je murmure des vers.
LEXIQUE
Mutuel : qu'au delà du trépas notre Ame mutuelle..., 308, 201; je vais trouver des ardeurs mutuelles, 07^ 2- Ce mot était très eu faveur au dix septième siècle.
Nécessité : la nécessité traine à ce tribunal souverain, P, 412 (N). Malh. 218 : triste éloigiiemeut où la nécessité ine traine.
Ni, au dernier terme de l'énumération : les grâces, les talents, ni l'amour le plus tendre, 420, 1 bis; cf. ISO, 5. — joint à une négation: sans fiel ni saus injures, 304, Oj cf. 8, il^
Naufrage : je ne sais que périr de uaufrage en naufrage, 208. 28. Racine, Ph. (dans le même ordre d’idées) : des faibles mortels déplorant les naufrages.
Neuf : une (a bêle neuve, 331, 133.
Noblement : tète nobl. folâtre, 238. 52-
Noblesse élégante d’un flanc, 206. 11.
Nocturne, de nuit. Ce mot est fréquent dans Chénier et depuis lui dans la poésie moderne : nocturnes larcins, 47j 5 i le nocturne nageur, 403, 10 ; le gondolier nocturne, 412, 2 ; lampe nocturne, 254.
liçÇP, 38; 247. 10 ; 200, 1 4 ; 415, 23; 431, IL A. de Vigny, 88 : le nocturne bonheur. Lamart. Li 1Ï6 : la vague nocturne. Id. Il, 112 : le nocturne pasteur. Id. Il, 2113 : lampes nocturnes. Hugo, 11, 530 : le feu lointain d’une forge nocturne.
Nœud : l’or autour de tes bras n’a point serré de nœuds, 60j 29- Lamartine, II, 225 : l'or autour de son cou n’eularait pas ses nœuds.
Noir, aux sens figurés de ater et de ni-
fer : le noir serpent, 4311, 111 (Virgile, G .
1211 : serpentes atræ) ; le noir souffle du nord, 447, 8 (Horace. Od. v : ventus niger); noir destin, 207. 12 ; un noir augure, 9]^ 37^ cf. 203, 97 ; 370, 49 ; 403, i 3j 445, 18. — de : feuilles noires de poisons, P, 3 1 0 ; rivières noires d'affreux poissons, 37 1 , IC ; portraits noirs de leur ressemblance, 455, 88 ; cf. 38 1 .
Nombres : les poétiques nombres, 291 .
47 ; cf. 342 . 330. Regnier, Î1K : un vers nombreux.
Non, au début d’une pièce, 257. Ij 277, 1 (N). — de, suivi de l'infinitif: un courage ardent qui s'armerait contre eux serait utile, non d'aller, 3 1 3 , il (N). — saus : non sans quelque amour, 107, Cl; non sans larmes, 173. ifi- — plus que : saus se fixer jamais non plus que sur les fleurs les zéphyrs, 143, /» 4 .
Nonchalant : rêve nouch. 228, 64 mem-
bres nonch. 67^ 7j plaisirs noneb. 159, 12- — du : nonchalant du terme où finiront mes jours, 170. 32 (N). Montaigne:
nonchalant de la mort. — comme substantif : la belle nonchalante , 390, 2, Nourricier : la meule nourricière , 38, 192. Lamart. II, 122 : la fertile charrue.
Nourrir: nourrir ses yeux, 4, fi (N); cf. 405, HL Elle se nourrit du plaisir de vous voir, 390 , 13; les délices des arts ont nourri mon enfance, 194, 45 ; une source qui nourrisse mon verger, 1 49 , 39 ; cf. 208, 12- De mon flambeau nourris la clarté, 290, 28 ; cf. 33. 139; 234, 41 ; 331, 123.
Nourrisson : à vous tous aujourd’hui vos faibles nourrissons, 320, L3; cf. 185.9.
Nouveau : printemps iiouv., 395. 2 bit.
C’est le vere novo de Virgile, Egl. X, 24- Nubile : alors que la terre est nubile, 355. Nuit de poussière, LL, 108. Nuit des cœurs, 345, 31 . Nuit étemelle (cécité), 8, l 4j (mort), ljU» 32-
Nymphe , jeune fille, comme en grec vvpçtj, 51^ 70j 51^ 89i 08* 8j 142* 22-
Obéissant : laine obéissante, 440. 2fi- Oblique, incliné ; leurs obliques fronts, 127 , 5. — Qui va de biais : oblique sentier, 120, 4 bis s cf. 283, 24-
Objet , employé comme personne : Rachel, objet sans prix, 149, 33; objets chéris et doux, 199, 15- — S'appliquant spécialement à une femme : vivre loin de 1 objet qu’on aime, 226. 70; de tout aimable objet Jupiter enflammé , 404. 5- Malh. 252 : un objet si puissaut ébranla Ilia raison. Corneille, Lex. — Signifiant chose quelconque : Direz- TOU s qu’un objet né sur leur Helieon, 335. 185 ; les objets nouveaux que son art a tenté», 330. 213.
— Indiquant un rapport : Brillant objrt des vœux, 100^ 18 (N); touchants objets de pleurs , 151, 90j cf. 150. 5j 275, 51; 405, 5. Ronsard, 177 ; adieu le bel ol>ject de mon plaisant martyre. Théophile, Lfi2 : cher objet des yeux et des cœurs.
Obscur, ni per : yeuse obscure, fil, 5- Nirgile, Égt. Vl* 54 : ilice sub nigra. Lamart., Il, 22J : ifs à la feuille obscure. Sainte-Beuve, U 1 : ifs au feuillage obscur.
— Inintelligible : ton murmure, obscur et doux langage, 277. tu.
Occupe, 1res -poétique au sens de possédé, d’obsédé : de sa perle occupée, 284. U (N) ; cf. 278, 2fL Occuper (s*) à : je m’occupe à leurs jeux, 24* 82-
LEXIQUE
Odorant : la Provence odorante, 424 , 17 ; esprits odorants du viu, 235, 0 ; tombe odorante (arable), 337, 248; |vas odorants des chiens, 3 fi 3.
Œil : l’œil tout-puissant. P, 307 ; l’cril du verre, 331, 127; l’œil du jour, 221, lû (N).
Olive, pour huile : l'olive a coulé sur tes membres luisants, 94* il* — Pour olivier : port que l’olive entoure de son ombre , 186 , 1* C'est par la même figure qu’on a dit fleur d’orange pour fleur d'oranger; voyez Corneille, Lex.: orange.
M. Guessard remarque que les exemples pour olive sont beaucoup plus nombreux.
Olympique : je puis dresser au char tes coursiers olympiques, 38* 1&ÎL Lamart.
L 233 : vois-tu autour des coursiers et des chars jaillir la poussière olympique ?
Ombré, adumbratus : recueil ombré de chansons à la glace, 340, 307.
On : voilà donc comme on aime! on vous tient, vous caresse, 257. fl (N) ; soit que d’une débonnaire argile on ait pétri mon Ame, 312. 22 (N). Racine, Iph.: on me ferme la I>ouche ! on l’encense ! on le plaiut! c'est pour lui que l’on tremble, et c’est moi que l’on craint ! — Par changement de construction : je n’ai jamais sur moi rien qu'on puisse vous lire, 314. 74 ; si le sort m’assiège, on pleure, mais bientôt..., 194. A2* Voici une tournure à peu près semblable dans Racine. Plaid.:
on a bien de la peine à se faire écouter; je suis tout hors d’haleine. Le grec offre souvent de pareilles constructions. Dans Aristophane, Thrsm. C04. Mnésiloque s’é* crie : 7coï rtç T&é^eTat..., et, interrompu par Clisthène , il continue xaxo£aî(i(ov ey<5; et il veut dire : quo me vertam... me miserum !
Onde, pour mer : l’onde Égée, 325. 1* Horace, Ôd. III, iv : unda sicula. — Liquide quelconque , unda : les ondes du sang, 182, 10.
Ongle, sabot des chevaux, unguia ; l’ongle frappant la terre, 22* 233 (N). Hugo , Ü» 1Î2 : l’ongle du coursier.
Ornement (fréquent en apposition): invoque en leur galère, oruemeut des étoiles, S, 55 ; mes images, mes tours, jeune et frais ornement. 317. LIA ; et passim.
Osmaliu, pour Osman li, 181. 3*
Où, mis pour dans lequel, vers lequel, sur lequel, sous lequel (André n’emploie jamais lequel) : muse où (dans laquelle) on puisse répandre son Ame, 188. 3i (ty; dans les soixante pas où (dans lesquels) sa route est bornée , 43J , 7j adieu , dans
la demeure où (dans laquelle) nous nous suivrons tous, où (vers laquelle) ta mère déjà tourne ses yeux jaloux, 277, 21; l’ennui où (sous lequel) mon àme succombe, 261. 19 ; un cœur où (sur lequel) reposer le sien, 200. 40. Voyez Corneille, Molière, Pascal, Lex. Lamart. L 33Q : h s dieux d’où la vertu découle. Hugo, II, 504 : ces misères du monde où notre àme se mêle. Sainte-Beuve , 33 : il m’aurait fallu un sein où me pencher. — Sans antécédent, 337, 215.
Oubliant , oublié , 203, 3fl (N). Hugo, H, 207 : je vivrai oubliant, oublié.
Oublié (s’étre) pour être oublié : ministre dont le nom ne s’est point oublié, 427. lilü.
Oui, où les grammairiens mettraient Non : oui, saus mourir ou ne perd pas vos charmes, 261, LL
Ouvrir à ; àme ouverte à sentir les talents, Mj 83 (N) ; bouche ouverte à répondre, 12* LIA (N); ton cœur s’ouvre à la voix des prières, 39, 221 ; ouvrent leur houche à des chants, 66, 13* Régnier, 241 : aux cris j’ouvre la bouche. Brizeiix, 1* 186: n’ouvrez pas vos yeux à tant de choses. — Faire ouvrir : le vin m’ouvre la bouche, 37, 175; cf. 25, 2Ü
Paisible, au sens actif : le paisible lotos, L-b 2ÜL
Palais, pour maisons qui était le terme technique : les douze palais où résident les mois, 173, 52 (N) ; accompagnant l’année en ses douze palais, 304, 1 03 . Lamartine, ÜL 225 : le soleil exact en ses douze demeures.
Pâle, avec le sens actif, qui rend pâle, comme dans l’expression d’Horace , pallui a mors : le pâle désespoir, 449, 39.
Palpitant : doigts palpitants, 238, 33*
Par , par l'effet de : le consul rentré seul par son jugement. P, 52*
Parler . Syrinx parle et respire, 108, 1 bis ; la flûte parlera, 108. 1 2 ; une source qui parle, 149 , M* Malh. 261 ; soilqtiede tes lauriers malyre s’entretienne, soit que de tes Ivoutes je la fasse parler. Lamart. 11. 313 : Syrinx sur les Ilots semble gémir.— Infinitif, employé comme suhst. : doux comme son (varier, 230, ÜL
Parmi. Ce mot est très-fréquent dans Atfdré : 1° devant des noms au pluriel ainsi que le permet l’Académie. Cf. 4 1 , 262; 68, 10; HO* 78j 150, 71 ; 13 L 24 ; 242, î , et passim ; 2° devant le sin-
LEXIQUE
pilier Je substantifs non collectifs, ce que u 'admet pas l'Académie, en désaccord sur ce point avec les écrivains de toutes les époques : s’asseoir parmi la cendre, «10, 93 ; parmi l'herbe fleurie, 70* 8 î cf. 10», 12; 101 ; 12G, 3 bis; 221 , liL Parmi signifie simplement par le milieu, au milieu. Yoy. le fxxh/ue de Molière et les nombreux exemples de différentes époques rassembles dans celui de Corneille. Lust. Deschamps, 3ii : on oit chascun chanter parmy la rue. Ronsard , L 134 , nous montre le nez de sa maîtresse « parmi la face. » Replier, 103 : parmi la rue. Malherbe, 21 : elle a vu parmi la fange fouler ce qu'elle adorait ; et Malherbe encore, 29. : a dépouillé sa gloire au milieu de la fange. Lamartine, JL 297 : parmi le tonnerre brille uu signe inconnu. Sainte-Beuve, AU : l’on voit parmi la mousse et l’herbe jaillir un courant d'eau.
Partagé, divisé : les dieux partagés en une immense guerre, U** 10b ; le Pindc partagé, 188, JiL (Torneille, Lex.
Participe présent accordé , voy. Errant, jurant y volant, mouvant , etc.
Participe passé , voyez Constructions.
— Non accordé, 343, 374.
Participe répondant au génitif absolu des Grecs et a l’ablatif des Latins ; quelques exemples, 3fL 1W; M* I08j 53, 120; KO* 47 ; 30b, 4, et pas ûm.
Pastoral : muse pastorale, 130, L
Paxot ; secouer les pavots, 2b 1, 211 ; cf. 302 , 2b Lum. LL RO : nuits sans pavots.
Penchant, te : rive penchante, 9Çh 21*
Pendre, être suspendu : les cèles pendent eu précipice, 27 1, 88 ; grotte pendante, 1 4 5, fil, Virgile, Ên. Y III, 1 1)0 : suspeusam banc adspice rupem.
Pensant, te : creuser le sens de tes lignes pensantes, 308. 34. Lamartine, L 22A :
une fange animée, une argile lien santé.
Penseur : Dieu tout entier habite en ce marbre penseur, 338. 282.
Pere ; salut, pere étranger, 32^ 127.
Virgile : Pater Æneas.
Pesant : douleurs |>csantes à l'àme, 102, 44 ; genoux pesants, 9, AIL
Pétiller : œil qui pétillé d’amour, 370, 35 ; un rire àcre et jaloux pétille, P, 82-
Pétri ; vers pétris d’ambre et de fleurs, 198, 2A ; cf. 312, 22- Sainte-Beuve, 111 : je suis d’argile et de larmes pétri.
Peu (un), suivi d’un participe accordé:
un peu de pâleur épars sur tou visage,
Peuple , au flg. : uu peuple d'amants,
249. 48 ; un peuple d’innocents, 292. 59 ; cf. 153* 21i 300* LLL Peupler : lit désert peuplé de Ion image , 370, 30 ; lieux qu’Amour a peuplt > d’antiques rêveries, 202. 33 ; cf. P, f7 i S, AA- Malh. 231 : n’est-ce pas lui qui peuple de troupeaux les bois et les montagnes ?
Plaindre : plaignant l'amoureuse souffrance, 203, 40 ; cf. 100, 32 ; 204, 09. Racine, /pli. : elle est votre captive et ses fers que je plains... Rrizeux, 11, 17 4 : le vieux Jean nous vient de la moutaguc sans plaindre sou chemin.
Plaintive détresse, 7», 143; source plaintive, 149, 38- La mari. L 211 : Corinne repose au bruit des eaux plaintives.
Plaire (sej de : Cygnes dont Vénus se plaît d'égayer les eaux, 295, 30; il se plaît de se voir si savant , 31», 1 00 . l.a substitution de la préposition de à la prépos. à est très-fréquente au seizième et au dix-septieme siècle. Corneille et Molière, I-xx. Racine : du temple où notre Dieu se plaît d’être adoré.
Plein : ce Dieu dont il est plein, 342, 3511 (N). Ronsard, L 291 : paresseux et plein de sommeil. Saiute-Beuve , 240 :
plein du Dieu qu’on ne peut eufermer.
Pleurant, te, 230. Uï (N).
Plier sa tête à la pricre et sou àme aux affronts, 1 93 , 24.
Plus loin, .que, séparés, 347, 5&- Voyez Virgile, Egl. Lü3 (ante... quam).
Plutôt que, sans être suivi de la préposition de : plutôt que souffrir eu douleurs, 27 3, 17 ; cl. P, 373; 140. £L Poison: suave poison des yeux, 182. L2- Poli : un luxe poli, 2c»0, L2- Polir, lisser : polir le plumage, loi. — Perfectionner; d’autres arts ont poli l'ait d’écrire, 347. IL — Rendre parfait : traits par ma muse polis, 2(14, 51*
Pontife : j’ose, nouveau pontife, 152, 23 (X) ; ces pontifes du crime, 432, liL Porter, pour supporter : leur amitié a porté mes eunuis, 172. 22- — Pour apporter : quel mortel peut counaitre ce que lui porte l'heure? 17 3. 38.
Pousser, faire entendre : le bois pousse un cri rauque, 1 L L2- Corneille , Ia-x. Racine, Iph. : la loule pousse au ciel mille vœux.
Précipiter, emporter, prxci phare : uu vol la précipite, 4 13, 8-
PiTiuier : du premier sillon fendre une onde ignorée, 330, 90. — Très-poétique placé apres le substantif ; quoique vivant
LEXIQUE
et dans ta fleur première, 90* 82 ; cf. 196,
14 ; ÜL ü bis.
Presser : presser l'herbe, 269, 52 ; presser les taureaux sous le joug, 1 10, 3; cheveux pressés d'Hyacinthe, L2lÏ, 7 ; les baisers de sa bouche ont pressé mon visage, 125, 10 ; le sommeil du tombeau pressera ma paupière , 451 , 9j presser une coupe, 44 Ü. 20 ; les fleuves cpii pressent les montagnes, 34 1 , 34 -4 ; les rochers se pressaient sur les traces d'Orphée , 154, 40 ; Alcide que presse un noir augure , 9Jj 37 ; d'écueils et de vagues pressé, 109, 9j cf. 38, 19lj03*8; 91, 48j 125, 10 ; 102, 39 ; 245. il 1 ; 287* 3iL — Malherbe, 50 : tout ce dont la fortune afflige cette vie me presse tellement. /</., 100 : pressé de la limite. A de Vigny , 34 : cheveux pressés d'un l>aiideau. I.aniuil. Il, 224 : un voile blanc pressait ses chastes flancs. Sainte- Beuve, 38 : le roc fend le roc qui le presse.
Prêt à, sur le point de : aujourd'hui qu'au toud>eau je suis prêt à descendre, 103. L Au dix-septième siècle et même au dix-huitième ou ne faisait point de différence grammaticale entre prêt à et prêt de , dans la double signification de dispose à et de sur le point de. Voy. Corneille et Mol iere, Lex.
Prison de verre, 254, fl (N). La rose et Dumalis de leur jeune prison ont ensemble percé la jalouse cloison, 88* 21* Le Hosphore orageuse prison, 1 12. IL
Prix (à) de : je ne vais point à prix de mensonges marchander... , 195, üiL. — (ail) de : eùt-ce été rien au prix du lionheur d’être à moi? 200. 48. Molière. Lex.
Prœét (faire le) à, 215, Sfi (H) ; 359.
Prodigieux : Énchthou , mortel prodigieux, 1 19. SL
Profane, iudigue des hieufaits du ciel, 371, 11.
Promener : l’heure eu cercle promenée, 451 , 5^ deuil promené par la ville, 4 4 4 , 15.
Promettre (se), esperer, 223, IL
Pronoms. Ellipse du pronom persounel, X. Flétrir, Mouvoir, Attendre, Traîner ,v\c. Cf. l’article de M. F. Godefroy dans le Ijexnpie de Corneille. — Pronom personnel explétif : vous essuyer vos pleurs, 225, 40. — Pronom démonstratif employé pour un pronom personnel : si tu ne sers de guide à eel aveugle errant, Ç* 3 (N). — Pronom démonstratif suivi d’un verbe à la première personne: moi, celle qui te plus, 58. 9 (X). Moliere, Ixx. — Pronom possessif n’exprimant pas la possession, mais la relation : il faut que mou affront s'expie, 20, 221 (N);
amoureux de sa chaiue, 295, 25. — Pronom possessif familier ou poétique : mou David, P, 44 ; adieu, mon Cliuias, 58* 9j ma perfide avec tous ses attraits, 240. 15 ; cf. 154, 54 ; 401 . 5a — Pronoms possessifs lie se rapporta ut pas au sujet de la phrase*, 300. 25 (N). En voici uu exemple curieux dans Hacine, Brit . .* d’abord elle a d’Auguste aperçu la statue; et mouillant de ses pleurs le inarbre de ses pieds que de ses bras pressants elle tenait liés... — Pronoms relatifs, voyez Que, Qui.
Prophète , au sens de poète , comme souvent en grec, 23* 2C7 ; 140, ÜL
Prospère, heureux, comme eu latin :
destin prospère, LL4 ; rendront saint et prospère le jour, 23* 209. Corneille, Lex. Malherbe, 14 : fortunes prospères.
[On assure que Malherbe lui-méme condamnait cette expression. Il avait tort.
Hacine a dit : ont vu bénir le cours de leurs destins prospères. A. C.]
Prosterner ses douleurs, 241, 5,
Public, adj. précédant le subst. : le public ennemi, 32* 110; cf. 428, 125 ; 433. 42. Malh. 158 : l’ainour, ce'puhlic ennemi.
Pur, sans mélange : les destins n’ont jamais de faveurs qui soient pures, 1.20. — Brillant : l’astre pur des deux frères d’Hé- Icne, 58* IA (N); près d'un pur foyer, 140. IL
Pyrénées, au masculin, 424, L4.
Python : contre les noirs Pythons, 438, LL îlugo, II* 20 : le crime, Pythou livide.
Quadrupède, désignant spécialement un cheval comme en latin (Virgile, jmssim) : le quadrupède llélops, 21* 214 ; le quadrupède ailé (Pégase), 321. LÜ (iN). Ronsard, 1* 98 : le cheval euiplumé. Rcguier, 102 : le cheval volant.
Que, ouvrant une formule de souhait, 3V, L21 (N). Hugo, II, 151 : que puissent retomber sur ses jours tous les pleurs qu’il a lait répandre. — Si ce n’est, nisi : sans appui qu’un bâton, 42^ 273. Théophile, los : H ne faut pas qu’un roi s'explique que par la bouche des cauons. Racine, Brit.: sans que j’en sois instruit que par la renommée. Cet emploi de que est fréquent dans Malherbe. — Pour tellement que : des pleurs que Meiimon eu a moins fait répandre, 233, 25 (N).— Pour prends garde que, 00* IL — Séparé : ces fruits dans leur germe éteints avant d'éclore que nos naissantes fleurs auront eu vain promis, 160, 35a
LEXIQUE
Qui , là où nous mettrions lequel , dont, etc.; Aiulié suit l'exemple du dixseptième siècle (voyez Corneille et Molière, />r.), et fait rapporter qui à des personnes, à des choses, à des termes abstraits ; l’esclave près de qui, etc., 27* 47; cf. 124 , 3j ces guérels de qui les blés touffus , 72j 66; cf. 50* 54 ; 303 ; simplicité près de qui , 177. 42 ; cf. 31 ,
1 1 ; etc. — Séparé : d'Aédon l’imprudence et les pleurs, qui, 19* 305 (N). — La personne qui : il me faut qui m’estime, 200, 31; cf. 1 jl. 3JL — Pour celui qui : qui ne sait être pauvre est né pour l'esclavage,
1 1)3 , 21* Autrefois on mettait il dans le second membre. Fuslache Deschatnps , 103 : qui ne craint Dieu et justice il a tort. Malherbe, 23 : qui cesse d’espérer il cesse aussi de craindre.— Suivi d’un verbe à un temps |>ersounel , équivalant à un participe présent : d’agrestes déités quelle noble famille! la récolte et la paix qui viennent , 73, II* La Fontaine , 2b : il la trouvait mignonne et belle et délicate, qui miaulait d'un ton fort doux. Sainte- Beuve , 9fi : il est beau de la voir, sans toilette en été, qui sort et se promène.
Radieux, rayonnant, radians : comète aux longs crins radieux, P, 151.
Rapide toml>eau, 218, 4IL Rassasier: ras. sa faim, 34* 144; ras.
un cœur de fiel et d’absinthe, 245, 40 ; ras. les feux de la soif, 370, 39 ; ras. la flamme de l’amour, 231, fi 2*
Rasseoir (se) : une à me où il puisse se rasseoir tranquille, 200, 12.
Rauque tambour, 1 10, II (N) ; cri rauque, 112. 12- Rarbier, 80 : les tambours ronflants. Regnier , 22 : ces rauques cigales.
Recruteur des ombres, 451. LL Recueillir des pleurs, P, 415 (N).
Reculé, remotus : sortant vers le soir des grottes reculées, 150, 53*
Refeuilleter son âme, 198, 42- Regards du soleil, 161 , 34 ; de Phœbus, 172, 24 ; du ciel, 164, 15; cf. 224* 21- Religieux, pieux, consacré, dévoué, religiosus : œil religieux, 429, Il ; monstre religieux, 348, 35; l'ami religieux, 305. 12 H .
Reliques, reliquiæ : vous-mêmes choisissez à mes jeunes reliques, 164, 13 (N) ; je veux m’envelopper de leurs saintes reliques, 317, 134. Lauiart. 111, 1 4(i ; mar-
bres, bronzes, portiques, d’un passé sans mémoire incertaines reliques.
Reluire : le calme fait reluire ses traits, 243. 41L Regnier, 83 : une dame en qui reluit un esprit aussi grand nue sa beauté. Sainte-Beuve, 214 : sur son front la grâce qui reluit.
Remparts, barrières, au propre et au fig. : haie élevée en remparts, M* 15 ; remparts des Alpes, 182, 4j cf. 270, 85 ; les remparts que t'opposent les deux, 298, 75 ; couvre-moi d’un rempart, 379, 20 ; contre l’amour je me fais des remparts* 274, 36. Malherlie, 92 : des Alpes les effroyables remparts. Racine, Ber. : regards qui semblent mettre entre eux d'invincibles remparts. Lamart , L 131 : remparts de verdure. — Murs, ville : Phœbus que l’hiver chassede nos remparts, 112* 23.
Rendre, suivi d’un adjectif : lui rend sacré le joug qui doit le rendre heureux, 353. 12- Corneille, Lex.
Rênes : abandonner les rênes à sa langue, 31* 112.
Réparer, comme quelquefois reparare , ranimer, rendre la vie : réparer des fleurs, 336, 229. — Compenser, racheter : réparer les crimes des dieux, 439, 11 ; cf. 320, 68 ; Corneille, Le x. Théophile, 234 : le ciel réparant vos pertes. Racine, Atk. : pour reparer des ans l’irréparable outrage.
Répéter, redire ; répéter les douleurs de Vénus, 136, 13 ; cf. 78, 18; 133 ; 177, 30; 269, 51L — Suivi de deux accusatifs : nous répétons un maître et ses leçons, 321, 21 (N).
Réseau de Vulcain, 398, 23 (N); réseaux de la grenade, 88* 35-
Résider : sur ton front la volupté réside, 92* 15 (N) ; palais où résident les mois, 173. IlL. Voyez Habiter , Asseoir.
Respirer (dans tous les sens du latiu svirare), vivre ou sembler vivre, exister ; l'heureux mortel qui près de toi respire, 282, 1 ; par vous seuls je respire encore, 454, 83 ; l’airaiu coule et respire, P, Ut* où l’univers entier vit, se meut et respire, 141, 336 (respirer implique l’idée d’activité incessante, l’idée du mouvement s'ajoutant à celle de la vie) ; le baiser qui respire, 220. 5 ; cf. 267. 15 ; dans Pâme d’un poète un dieu même respire, 227, 86; cf., P, 89j; IMa Üli LIfi* 4; 302. 51 ; 330, 98 ; 338, 270. — Aspirer, désirer, savourer : respirer la mêlée, 229, 18; respirer le feu du baiser, 390. fi ; ma bouche et mon cœur n’ont respiré qu’amour, 99, 30 ; respirer la sauté, le repos, les
LEXIQUE 477
arts, les amours, 170, 3fi* — Exhaler, souffler, comme souvent eu latiu respirarc : le miel que sa bouche respire, 28 1* il; des lèvres qui respireut une haleine de roses, 210, 10 ; la Provence respire une haleine embaumée, 424, L3 ; l'air respire îles vers, 107, 8j la Aille respire des sons, 78, lü ; cf. 1 08 . 1 bis; 40,'>, 10 ; quel Titan respire la ruine ou la mort, 210, 22 (N).
Ressorts : la terre ouvrant son sein, ses ressorts, 331 , 1 20 ; ressorts de la nature, 335, 202 ; ressorts que l’on nomme hasard, 300 , 3* Roileau : inventez des ressorts qui puissent m’attacher. Racine :
pour vous |>erdre il n’est point de ressorts qu'il n’invente.
Retentissant : pas retentissants, 120, 1 4; sous tes mains en fureur ton sein retentissant, 444. Il (N); Lamartiue, III, 1 a 0 : des baisers retentissants. Hugo, II, 495 : de retentissantes armures.
Retrouver : il ne retrouve plus ses membres engourdis, 200 . 15*
Rien, quelque chose : eût-re été rien au prix du bonheur d’ètre à moi? 200. 48 ; — que, avec ne exprimé ou ellipsé : n’était rien à leurs yeux que fard, 2U4. 70 ; était-ce rieu qu’un piège ? 20 1 , 25.--(fairr) avec ne exprimé ou ellipsé : dormir et né rien faire, 148, 2 1 ; vorace étranger qu’on nourrit a rien faire, 38^ 2ül (N ). — Pour aucun, personne : rien n’est plus heureux que le mortel tranquille, 237, 31* Saiut- (îelais, 24 : rien mortel à vous ne se compare. — Substantif : un mot, un geste, un rien, 233. 22 ; je retourne à mes riens que tu nommes frivoles , 229 , iilL Voltaire : loin des riens brillants de la cour.
Rigoureux au devoir, 27* 51
Rire, en parlant des choses inanimées : le toit s’égaie et rit, 28* Il (N) ; Tempé rit à leurs yeux, 202, 23 ; le buisson rit et jette une rose, 330, 223 ; ma toile rit et s'égaye aux danses du satyre, 1 95 , 51* Lamartine, II, 112; le jardin qui rit à leur porte dans un buisson de noisetiers. Hugo, I* 212 : je crois voir rire un toit gothique. lU.t 1* 27.' \ : je songe à la table qui rit, au foyer qui pétillé, ld. . II, 1114 : le seuil paternel qui tressaille de joie. Saintc- Rcuve, 3111 : la grappe qui rit daus »un fruit. — à (Hell.) : le ciel rit à la terre, 202. 27 ; ma bienvenue au jour me rit dans tous les yeux, 448, 22*
Roi : le roi divin, 1.6, 103 ; le Tibre lieu ve-roi, 172, 31 (N) ; roi du savant pinceau, P, 4 ; roi du festin, 30* 33 (N); le roi de ses festins secrets, 239, HL
Rongeur : soleil rongeur, 70* 13.
Rose : la rose pâlit sur ta bouche.141, 6j les roses de l’aurore, 14* 134.
Roulis perpétuel des événements, 304.
Ruminer le sang dont il a bu les flot!» 430, 211 (N).
Rustique (fréquent) ; cf. 37* 188 ; 98, 17 ; 130. 7; üi 20; 1 48, 24 ; 104, 14; 209, 63; 416, 4.
Sable, lieu sablonneux, arena : quel sable n’eût été un désirable asile ? 300. LSI* Sables (gravelle) 170, 34 ; 198, 31* Sacrilège lit, 409, Là*
Sacré : fureur sacrée, 197. 6j grâce sacrée, 107 , 0 ; naïades sacrées, 180, 1 1 ; vieillesse sacré»*, 4 1* 249.
Saint : la sainte poésie, 179, 5; la Qûte sainte, 120, 2 ; sainte folie, 334 , 177.
Saluer d*un certain nom, comme salu* tare : la salua sirène du bocage , 127, fi bis. Sainte-Beuve, 112 : la fontaine que chacun salue encor Fontaine de Rnilcau.
Sans , suivi de l'infinitif : sans aller, 312. lü (N). — que. Voyez Que. Souvent dans les énumérations Chénier répète sans devant chaque terme.
Savant : mon œil est savant, 142, 7j savantes mains, 120, 7* — Où Pou puise lascieuce : savantes eaux, 1 36. 2 L Savonneuses liqueurs de l’olive, 424. 22. Savourer uu glorieux tourment, P, 31* Secouer, excutere : secouer le dieu , 311 , 319 (N); cf. 23L 20; 212* fi. Lamartine, I* 230 ; secoués de leurs gonds antiques, les empires s'écroulent.
Secret: le sort est secret (caché, Lat.), 172. 37 ; pénates secrets, 289. 9 ; cf. 67* 4j 239* 2<Li 252* 59i 427* 92* — (dans le) : dans le secret amassant la tempête, 441. 52*
Semblants d'amour, 263, Ifi*
Sembler de (Hell.) : ton front semble d'un roi puissant, 3j* 93*
Semer, propager ; le régne de la vérité semé par tes entretiens, P, 39. Corneille, l*x. Racine , Pli. : qu’à bon droit votre gloire en tous lieux est semée ! — Répandre : l’âme des Heurs dans les zéphyrs semée, 144. lü*
Si (ahsoi.) : un si doux badinage, 401 . 17: cl. 182, 13 : 41 1,9. — Suivi du subj. : si tu fusses tombée, 63* 9*
Signe, constellation : quel signe aux ports lointains arrête l’étranger, 21 1 . 2fi* Virgile, ix, ifi : signoruin ortus. Eust. Deschamps, lü : ou signe estoit, si comme
LEXIQUE
je me membre, de la Vierge. Ronsard,
1(>8 : la plus part de vous, signes, n’a place dans le ciel que pour avoir aimé. Hugo, 11^ 210 : parmi la nation il luira comme un signe.
Sirène, comme en latin siren, chanteuse
fileine d’attraits : du Tibre et d’Éridan es flatteuses sirènes, 403, 25 ; cf. P, 21 i 127, 6 bit (N).
Soi. Voyez la note, P, 66. Cf. 100, 10 ; 209*212 2|0j 20; 305, 115 ; 348. 22.
Soif, désir ardent : la soif de l’or et des Étals, 409, 11; la soif de l'amour, 370, 38 ; la soif de tout conquérir, 238. 00.
Soigneux de son bien, 414, 3* Régnier, 12 : soigneux de ma fortune.
Soin , souci , préoccupation, cura : les soins compagnons du voyage, 171, LÛ (N ; ù. soins de l'homme , inquiétudes vaines , 191, 2 (N) ; vraie abeille en ses soins, 193. 31; cf. 433* 277* 17^ soins de
plaire, 192, 19 ; le soin d'éterniser sa vie, 197. 11L Ronsard . I* 9 : un soin ronge ma poitrine. Corneille, Lex. Mal b., LLL : de tragiques soins. Hugo, 200 : la vie aux mille soins laborieux et lourds.
Soir, au plur.: les soirs, 322, 1* Sommeil : le long sommeil ( la mort ), 101. 33 (N). Voy. Lambin, Hor., Od,m L xxiv.
Sonnant : le cristal sonnant, 90* 22 ; écailles sonnantes du serpent, 423. liL Sainte-Beuve, 78 : un fleuve résonnant, llarbier, L8 : le pavé sonnant de la cité.
Sonore (freq.) : de sonores abeilles, 176. 19 ; onde sonore, 321. li ; pied sonore (de l'horloge), 451. 8; vent sonore, 50. 58 (N); sonores cymbales, 1 16, 1 1 (N); buis sonore, 126, 10 ; langage sonore, 325, 7 j sonore amas de rimes, 419. 28 ; écho : sonore habitant de la vallée, 220, 1; et passim. Depuis André Chénier ce mot est très-fréquent dans la poésie française. A. de Vigny, 83 : le tambour sonore. Lamart. H* 183 : naseau sonore Jd IH, 23 : l'océan sonore. /</., 111 , 149 : l’ouragan sonore. /</., 111 , 258 : le chalumeau sonore. Hugo H, 520 : un vent sonore. Sainte-Beuve, 66 : brick sonore.
Rrizcux, L 181 : langage sonore. /</., Il* 1 53 : pensées sonores comme des abeilles.
Sort : finir son sort, 217, 31 ; l’espoir que des amis pleureront votre soit, 164,
Souffler une baleine harmonieuse, 126, 6*
Soupirer : la source soupire, 220, 6 ; soupirer l'élégie, 296, 19.
Sourd, oui n’est pas sonore, surduM :
antre souru, 145. 69.
Sourire : je vois sourire mes pénates, 289. 8 Voyez Rire.
Souris pour sourire, passim.
Sous, au pied de, sub. : sous les monts Achéens, 2 4* 3.
Souverain : de Vénus les l>eautés souveraines, 338. 271; langage sonore aux douceurs souveraines, 325. L.
Suivre : le mépris des sots suit la pauvreté, 207. L
Superbe , fier, orgueilleux , superbus :
superbe lecteur, 311, 3 ; cf. 1 49, 4 1 ; 323, 20 ; 439. 2 6* — de ; nos neveux superlxs <le ta gloire, P, 1 46. *
Stupide : le stupide David, 437, 26* — Stupéfait, stupidus : stupide, il a perdu sa force et son courage, 205, LL
Sur : mes projets seront silrs, 243. A3 ; des chemins sûrs, 42* 286.
Syrinx parle et respire, 108, 1 bis.
Tant que, suivi du subjonctif, pour jusqu’à ce que : suppliez tant qu’elle vous admette en sa présence, 241,1 (N). Sainte- Beuve, 363 : nous courons des rayons tant que le soleil même à la fin soit couché.
Tardive déesse, 440 , 36 (N). Hugo, I* 312 : une lente déesse à punir réservée. Tapis , 8 4.34 (N) ; 205* LL
Teindre : les pleurs des malheureux n'ont point teint ces lambris, 345, 17 ; grands noms teints de sang et de pleurs, 350, L
Témoin : ces chants de ma prison témoins harmonieux, 450, 49 ; cf. 145, 49 ; 337, 254. Malh., 39. : mille lauriers de ma gloire témoins. Racine, lier.: et ces lauriers encor témoins de ma victoire.
Tempe, 202, 22 (N).
Tempérer, mélange , tempcrarc : tempérer la pitié d’indulgence et d’égards , 39, 2 23*
Tenter : j’aurais voulu tenter à mes douleurs un cœur inaccessible, 240, 10.
Racine : A quel affreux dessein vous laissez vous-tenter !
Terni : front terni par la douleur, 53,
Thémis : écraser leur Thémis sous les foudres d’Alcée, 297. 70: quelle Thémis terrible aux tètes criminelles, 453, 48.
Timide : le timide gazon, 390, 15. — à : timide à plaire, 248, 36*
Tissu : jours tissus de désirs et de pleurs.
LEXIQUE
207, 3L Lamart., I* lill : tes jours furent tissus de gloire et d'infortune.
Tissu : sous les tissus il veut cacher sa tête, 54* 133. — Au fig. : tissus des saintes mélodies, 22, 238.
Touffu : lèvre touffue, 121 , 10 ; sommets touffus, 271, 89 ; rochers touffus, 424, 25 ; ombre touffue, 163. 54.
Tourmenter : tourmenter cette vie , 159, 17 ; tourm. l'amour. 399, 22 ; flots qui tourmentent Cythère, 302. 57; vers de travail tourmentés, 229, 44*
Tourner, faire tourner : un peu d’aigreur peut tourner la querelle eu débats sérieux, 394, 10.
Tout, tout entier, totus : Dieu tout entier habite en ce marbre penseur, 338, 282 (N) ; sans que ma main trouve dans tout mon lit une main à presser, 201, LL A. de Vigny, 44 : tout son nid l'attend. Hugo, 11, 173 : son front porte tout un dieu.
Trahir: trahir la vérité 323, 27 ; la probité que trahit la fortune 1 13. (L Corneille et Molière, Lex.
Trahison : de mes yeux plaignant la trahison, 26 4, ÜlL
Traîner: (rainer un long deuil, 50, 25; traîner ses pas et ses acceuts 255, 2JL Hugo, II, 111: nous tous bannis (rainons le deuil. A. de Vigny, 189 : (rainant jusqu’à l’autel sa marche faible et lente. — Pour entraîner : les dieux de seuil en seuil traînés, 32* 1 23 ; cf. P, 188. — Emporter : le faon (raine le plomb mortel, 274, 24. — Pour se traîner : tous boiteux, suspendus, traînent, 314, 54.
Transir, au neutre : laissez • la toute seule et transir et mourir, 244. 2û* Raciue : je sentis tout mon cœur et transir et brûler.
Transplanter (au flg.), 343, 379.
Travail : «à des travaux affreux Lucine nous condamne, 80* 41j les travaux de l’aiuour, 200, L. — Pour l’habitude du travail : la force et le travail que je n’ai pas perdus, 37* 180.
Travailler une œuvre, 182. 20; cf. 314, LL — Tourmenter : un démon travaille ses pensées, 332, 411; — q.q. chose à q.q.n : sa confidente lui travaille quelque odieux..., 232. 58 ; — (se), se fatiguer, s’évertuer : ma langue se travaille en vain, 137, 18 ; le voilà qui se travaille et sue, 121, IL Corneille, Lex.
Tremper, mélanger composer, imprégner, lem/trrare : vers trempés de douceurs, de caresses, d’amour, 223, L2 ; des-
tins trempés d’ambroisie et de miel, 167, 60 ; trempa sa bouche d’ambroisie, l7f>, 24 ; cf. 180* LL: 2j6* lOj 340, 324; 342, 333 ; 373, 21 ; etc.
Trésor, amas, thésaurus , Or.aaupô; :
un trésor de misère, 299. (L, — Trésor de gloire, 329, 79. Mme de Sévigué : d'Hacqueville est un trésor de bouté, d’amitié et de capacité. — Trésors liquides du Pactole, 301* &L
Triple foudre, P, 210; triple fouet, 435. 90. Voyez Double.
Tromper, comme trahir : leur tonnerre aura trompé leurs mai us, 303. 73.
Troupe : Horace et sa troupe, 311. 8 ; les Rêves, troupe vaine et fluide, 413, 10 ; la troupe immortelle, g., 33 ; cf. 63* 10 ; 1 30, 63; 137, 14 ; 177 , 47 ; 196, 82; 272* IL
Troupeau : nous , eunuques vils , troupeau lâche et sans âme, 441, 04 ; cf. P, LÜiL
Tumultueux : pas tnm., 131 , 83; 232, 52; vers tuiu., 179, 7 ; rêves tum., 327, 4L
Tunique (en t. de botan.), enveloppe, (cf. Virgile, Géorg. Il, 73) : tunique de fleurs, 87* l 7j tunique d’or de. l'orange et du citron, 424 2lL
Turbulent : abois turb., 6* 6 ; nombres turb., 342, 336 ; lyre turbulente, 229, 20.
Vagabond, errant, qui va, court vole çà et là, vagahumlus : aveugle vagabond, 12* Lûli ; âme vagulxmdr, 39* 21 ; chèvre vagabonde, 107. 1 ; flots vagabonds, 203.
21 ; barque vagabonde, 323. 13; ciseau vagaboud, 314, 41 ; cf. 16* 137 ; 37* 7j 143, 35; 174. 72 ; 188. 38 ; 2L1* 29; 229, 28 ; 327 , 4L Ronsard, ]* 10 : du grand tout l’âme en tout vagalmnde. Théophile, 193, appelle Homère : ce vagalmnd de qui le bruit fut si chéri des destinées. Mal h. L2 : flots vagalxjnds. /</., 1 1 2 : barque vagabonde. I^imart., III. 2Û5-I comètes vagabondes. Hugo, II, 237 : guidant sur le lac deux rames vagabondes.
Vague, errant, va gus : de Charybde à Se v lia toujours vague et flottant, 201 , 20 (N).
Vain, sans réalité, sans forme, vanus .
les rêves, troupe vaine et fluide, 413, 10 ; parmi de vains nuages, 239, 34. — Frivole : vaiues cités que tourmente l’amour, 268* 30 i cf. 237, 4 ; 238, LL
Vaincu, voy. Défait.
Vastes serpents, 423. IL
LEXIQUE
Vendange, pour le* raisins eux-mêmes, )Lat.): le front ceint de vendange, 1 17,
Vénéneux, se disant des animaux : bêtes vénéneuses, 438. 10.
Venimeux : sang venimeux, 412, £L — En parlant des plantes : héritage venimeux,
an, cl
Verbeux : Zoïle verbeux, P, 230.
Verser, jeter, lancer, répandre, émittere , fundcre : verse du pain à son chien, 9* 48j verser l’oubli des maux, 194. 44 ; 235. 3 ; le ciel verse des regards, 224. 22; verser sur le papier son cœur et sa tendresse, 247, 18 : verser la corue d'abondance, 73* 72i cf. 99* 28 ; 299* 6j 373, 22. Ronsard, L LU : Heurs et feux depuis l’heure je verse. A. de Vigny , 118: la lune verse au gazon bleuâtre un regard argenté. Hugo, II, 6G4 : l’arbre qui verse des fruits. I.umart. III, 222 : sept tilleuls versent une ombre tiède. Barbier, Mj les haleines fumeuses ventent à flots épais les paroles vineuses.
Verte cigale, 102, 22 (N).
Vertueuse, subst. : la belle vertueuse, 378, 3.
Vertueux, adj., dont le mobile est la vertu ; poignard vertueux, 181. 25 ; fiel vertueux, 432, IL — De la vertu : le vertueux bonheur, 320. IL
Vent, pour air : dans les vents dispersés, ICI , 20. Corneille : exhaler dans les vents.
Vestiges, traces, 85* 10 (N) ; 320, 89 ; 343, 310 ; etc. — Émana lions (Lat.) : vestiges errants dans les zéphyrs, 303 (N) ; cf. 05*11.
Vide : dans son vide un auteur..., 33C, 2CÇ
Vigilant : la clef vigilante, 55* 2.
Vil , de peu de prix, vilis : d’un vil manteau le sage revêtu, 33, 132.
Vineux , qui exhale une odeur de vin :
l’amphore vineuse , 3£ » 133 (N). — Qui produit le vin : coteaux vineux, 174, CIL Sic Ronsard, L 30.
Visiter : sa faim visitant les feuillages, 41* 204 ; cf. 59* 2j 84* 4j 174* GOj 224* 14 ; etc.
Voir, s’appliquant à des choses inanimées : ton eorps a vu trois retours du soleil , 49* 43 ; sa main oublie a les voir, 90* LL
Voilà que : et voilà que je meurs, 167. 44 (N). — (le) qui : le voilà qui se travaille et sue, 121, IL
Voile d’air (ventus lextilis), 308, 23 (N); voile de lumière, 434, 48.
Voix, son, voxt çtovTj : rimes aux deux voix, 419. 29; Ivre aux sept voix, 176. 20 (N); 224* 20.
Volages douceurs, 166. 43 ; projets in seuscs et volages, 258* 33.
Volant : les insectes volants, 337, 242 ; cf. 93* 3U d’un plomb volaut percé, 283,
Volatile, qui vole, qui a des ailes, vol ait lis : insectes volatiles, 337. 248.
Voler à : ma chanson vole à ce que j’aime, 157, 20 ; ma inain vole à ses pinceaux, 179. 3. Hugo, 11, 505 : l’aigle vole au soleil.
Voué : accusés voués au lacet, P, 330.
Vouloir, pour vouloir bien, P, 2112 (N).
Vrai : dire vrai (dire U vérité), 223, 6- — Sincère : vrai, constant ami, 419, 2Û.
Vulgaire troupeau, 310» 33.
Yeux d’un beau ciel, 72 , fi-L Voyesr OEil, Regard.
Zèle, amitié, dévouement, Çt;Xo;, 300,
Zélé : une épouse zélée, 269, filL
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