‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 44 sur 424 · V. 189. Descente d’Ulysse aux enfers. Odyssée, XI · texte numérisé non relu

V. 189. Descente d’Ulysse aux enfers. Odyssée, XI

Et puis les demi-dieux et les champs d’asphodèle, MK) Et la foule des morts, vieillards seuls et souffrants, Jeunes gens emportés aux yeux de leurs parents,

Enfants dont au berceau la vie est terminée,

Vierges dont le trépas suspendit l’hvménée.

Mais, ô bois, ô ruisseaux, ô monts, ô durs cailloux , iî>s Quels doux frémissements vous agitèrent tous,

Quand bientôt à Lemnos, sur l’enclume divine,

Il forgeait cette trame irrésistible et fine Autant que d'Arachné les pièges inconnus,

V. 190. « Asphodèle,» plante célèbre dont la farine fournissait une nourriture assez grossière (Hésiode, Op. et dies, 41 ; Plutarque, le Banquet). — Les anciens, qui expli* quaient la vie de l'autre monde par la vie qu'ils menaient ici*bas, avaient dd songer à pourvoir les dieux, les héros, tous les morts, d'une nourriture appropriée à leur nature. Aux dieux, aux demi-dieux, aux héros, était dévolue l'ambroisie, nourriture légère et en quelque sorte spirituelle ; à la multitude qui se pressait dans les enfers était réservé l'asphodèle. C’est ce que dit clairement un passage de la Traversée de Lucien.

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