V. 211. Éd. 1820 et
ls% mortels oubliaient , par ce philtre charmés.
Et l.i douce patrie et les parents aimés.
Enfin, l’Ossa, l’Olympe et les bois du Pénée Voyaient ensanglanter les banquets d’hyménée,
Quand Thésée, au milieu de la joie et du vin, 215
La nuit où son ami reçut à sou festin Le peuple monstrueux des enfants de la Nue,
Fut contraint d’arracher l’épouse demi-nue Au bras ivre et nerveux du sauvage Eurytus.
Soudain, le glaive en main, Tardent Pirithoüs : 220
« Attends ; il faut ici que mon affront s’expie,
Traître ! » Mais, avant lui, sur le centaure impie Dryas a fait tomber, avec tous ses rameaux,
Un long arbre de fer hérissé de flambeaux.
L’insolent quadrupède en vain s’écrie; il tombe, 225 Et son pied bat le sol qui doit être sa tombe.
V. 214. Le combat des Lapilhcs et des Centaures aux noces de Pirithoiis, roi des Lapilhes, et d'Hippodamie ; voy. Odyssée , XXI, 295; Iliade , I, 26C. La description qu’en a faite Chénier est imitée de celle d'Ovide ( Met . XII , 210), qui , longue et diiïuse, n’a pas moins de 325 vers. — Cf. Apollodore, II, v; Plutarque, Thésée.
V. 217. Les Centaures étaient fils d’Ixion et de la Nue que Jupiter jaloux substitua à Junon; voy. Pindare, Pyth. 78, et Schol.\ Diodorc, IV, LXIX, LXX.