‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 46 sur 424 · V. 197-200. Odyssée , VIII · texte numérisé non relu

V. 197-200. Odyssée , VIII

*Ev 3’ £0ex’ ixpoOcxcp piyov ohtpova, xorcxt 8è 3<apoù;

à^rjxxou;, àXûxo’j;, oçp’ ip*i3ov au0t psvotcv

itoXXà (Séapaxa) 5à xal xaOvircpÔE peXaOpôçiv iSsxe^uvxo, f,ûx' àpâyvia Xcirxii, xiy’ oû xc xi; où3è cSoixo .

Et les dieux du bon Homère, appelés par le mari trompé, sont pris d’un rire inextinguible (a<r€e<xxo;).

V, 199. « Inconnus, w invisibles.

Et dans ce fer mobile emprisonnait Vénus! 200

Et quand il revêtit d’une pierre soudaine La fière Niobé, cette mère thébaine ;

Et quand il répétait en accents de douleurs De la triste Aédon l’imprudence et les pleurs,

Qui, d’un fds méconnu marâtre involontaire, 205

Vola, doux rossignol, sous le bois solitaire.

Ensuite, avec le vin, il versait aux héros Le puissant népenthès, oubli de tous les maux ;

Il cueillait le moly, fleur qui rend l’homme sage;

Du paisible lotos il mêlait le breuvage : 210

I^es mortels oubliaient, à ce philtre charmés,

V. 202. Voy. Iliade , XXIV , 602. — Niobé, orgueilleuse de sa fécondité, avait blessé Lato ne de ses dédains; Apollon de ses flèches tua les enfants de Niobé, qui, changée en pierre, pleure éternellement sur le mont Sipyle, en Asie Mineure.

V. 204. dedon , fille de Pandarée, épouse de Zéthus, tua la nuit son fils Itylos, croyant frapper le (ils de sa belle-sœur, dont elle jalousait la fécondité. Jupiter la changea en rossignol (àq^wv); voy. Odyssée, XIX, 518, et Schol. Hom. ; c'cst la fable de Philomèle modifiée.

V. 205. Il arrive fréquemment à André, comme à tous les poètes, de séparer le pronom relatif du substantif auquel il se rapporte. C’est une tournure qu’on rencontre très- sou vent dans les écrivains du XVII* siècle. Ainsi Molière , dans le Misant hr. I, I : Tandis que Céliméne en ses liens l'a muse ,

De qui l'humeur coquette et l'esprit médisant...

V. 206. La forme de ce vers rappelle celui de Virgile, Egl. VI, 81 :

Infrlix sua tecta aupervolitaverit ails.

V . 208. Odyssée, IV, 220, lorsque Hélène verse le népenthès à s es hôtes :

Avrix’ dp’ cl; ofvov (JdXc çxppaxov, £v Qtv fatvov , vrjnevtlé; x' eqroXév tc, xaxûv ctîiàtiOov àirivTwv.

Sur le népenthès, voy. Pline, XXI, XX l.

V. 209. C’est la fleur que Mercure donne à Ulysse pour le préserver des enchante ments de Circé. Voyez sa description dans Y Odyssée, X, 304.

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