‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 73 sur 424 · V. 200. Odyssée t VII · texte numérisé non relu

V. 200. Odyssée t VII

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On a critiqué* ce dialogue coupé , comme antihomérique. Si André avait voulu traduire un chant de V Odyssée, il n’aurait pas fait entrer dans sa traduction un seul

(*) M . Ponsard, Études antiques.

— L’hommeest né pour souffrir. — Il est né pour changer.

— Il change d’infortune ! — Ami, reprends courage : Toujours un vent glacé ne souffle point l’orage.

Le ciel d’un jour à l’autre est humide ou serein, 210 Et tel pleure aujourd’hui qui sourira demain.

— Mon hôte, en tes discours préside la sagesse.

Mais quoi ! la confiante et paisible richesse Parle ainsi. L'indigent espère en vain du sort;

En espérant toujours il arrive à la mort. 215

Dévoré de besoins, de projets, d’insomnie,

Il vieillit dans l’opprobre et dans l’ignominie.

Rebuté des humains durs, envieux, ingrats,

Il a recours aux dieux qui ne l’entendent pas.

Toutefois ta richesse accueille mes misères ; 220

Et puisque ton cœur s’ouvre à la voix des prières, Puisqu’il sait, ménageant le faible humilié,

D’indulgence et d’égards tempérer la pitié,

S’il est des dieux du pauvre, ô Lycus ! que ta vie

Soit un objet pour tous et d’amour et d’envie. 22*

ver», un seul mot, une seule forme qui ne fussent homérique». Mais il faut faire attention qu'André imite Homère à la façon de Thcocrite , et que le ton de ce |»etit poème doit être plus familier que celui d'une Iliade ou d’uue Odyssée.

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