V. 34. Euripide, H ipp
RapO pot xesoXtj; ètrixpavov l^eiv • açtX’, àptrÉTaoov pÔ9Tpoxov
Cf. Ovide, Met. XXI, 69; Racine, Phèdre , I, ni. — Rertin, Am. I, il :
Le pim léger tapl« m'importune et me p*se.
En français, le mot tapis se dit spécialement des tissus qui recouvrent les planchers et les tables. André l’emploie comme synonyme de « couverture n, avec le sens du latin tapes e t du grec tânriç ; c’étaient des étoffes de laine (Pline, VIII, LXXfll) qu’on éten-
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Tout me pèse et me lasse. Aide-moi, je me meurs. 35 Tourne-moi sur le flanc. Ah ! j’expire ! ô douleurs !
— Tiens, mon unique enfant, mon fils, prends ce breuvage;
Sa chaleur te rendra ta force et ton courage.
La mauve, le dictame ont, avec les pavots,
Mêlé leurs sucs puissants qui donnent le repos ; 40
Sur le vase bouillant, attendrie à mes larmes,
Une Thessalienne a composé des charmes.
Ton corps débile a vu trois retours du soleil Sans connaître Cérès, ni tes yeux le sommeil.
Prends, mon fils, laisse-toi fléchir à ma prière; 45
C’est ta mère, ta vieille inconsolable mère Qui pleure; qui jadis te guidait pas à pas,
T’asseyait sur son sein, te portait dans ses bras ;
doit sur les lits (Virgile, Énéide, IX, 325); voy. surtout le passage de V Odyssée , IV, 298, où les tapis sont distingués des couvertures et des toisons.
V. 36. Dans Sophocle, Trach. 1041, Hercule, près de mourir, laisse échapper les mêmes plaintes que le jeune malade. Tout lui pèse, tout le lasse, et il demande à Hyllus de l’aider à te tourner sur le flanc.
V. 39. Le dictame, c'est la plante que Vénus va cueillir sur l'Ida pour guérir les blessures d'Ênée ; voy. Virgile, Énéide, XII, 412; cf. Le Tasse, Ger. lib. XI, LXXii. — Le dictame avait des propriétés multiples; voy. Pline, XXV, vm, et XXVI, VIII. — Voy ex l’exposition de ses propriétés salutaires et de ses nombreuses applications dans ce qui nous reste des poésies didactiques de Servilius Damocrate.
V. 42. Tibulle, I, V, rappelle qu’au chevet de Délie malade il a invoqué le secours d'une magicienne. On sait que la Thessalie produisait en abondance les herbes dont on se servait dans les incantations, et était renommée pour ses magiciennes. Voy. Apulée, Met. H, mit.
V. 44. « Sans connaître Céris. * C’est à -dire sans prendre de nourriture. L’emploi de « Gérés • pour • le pain » est très-fréquent en latin. Dans Virgile, Énéide
I, 701, les servantes tirent Céris des corbeilles.
V. 46. L’accumulation des épithètes est beaucoup plus fréquente dans les langues synthétiques. Housard, qui en offre beaucoup d’exemples, a dit dans la Franciade ,
II, 154 : • Une importune outrageuse tempête; » et Marot, Flég. XI : « 0 douce noire nuict. » Ici la double épithète qu'emploie André est Mie et tourhante.
Que tu disais aimer, qui t’apprit à le dire ;
Qui chantait, et souvent te forçait à sourire 60
Lorsque tes jeunes dents, par de vives douleurs,
De tes yeux enfantins faisaient coider des pleurs.
Tiens, presse de ta lèvre, hélas ! pâle et glacée,
Par qui cette mamelle était jadis pressée,
Un suc qui te nourrisse et vienne à ton secours, 65
Comme autrefois mon lait nourrit tes premiers jours.
— O coteaux d’Érymanthe ! ô vallons, ô bocage !
O vent sonore et frais qui troublais le feuillage,
Et faisais frémir l’onde, et sur leur jeune sein
Agitais les replis de leur robe de lin ! 60
De légères beautés troupe agile et dansante !
Tu sais, tu sais, ma mère, aux bords de l’Erymanthe...
Là, ni loups ravisseurs, ni serpents, ni poisons.
O visage divin ! ô fêtes ! ô chansons !
Des pas entrelacés, des fleurs, une onde pure... as
Aucun lieu n’est si beau dans toute la nature.
Dieux ! ces bras et ces fleurs, ces cheveux, ces pieds nus
V. 57. L 'Êrymanthc est un des affluents de l’Alphée , en Arcadie; il prenait sa source au mont Lampée (Pausanias, VIH, xnv), dans la chaîne appelée l’Érymanthc. C’est un des noms chers aux poètes de la Grèce; Pausanias, V, TU, nomme h* affluents de I’Alphée àÇioi irotapof. Callimaque, Hjm. à Jup. 19, appelle l’Érymanthe
IcVXÔTOtTO; HOTOt jltü v.
V. 58. « Fent sonorr. » C’est l’expression grecque Xiyù; oupo;. Voy. Homère , passim.
V. 63. Ce passage est dû à un double souvenir de Virgile, ÊgL V, 58 :
F.rgo Marris silras et cetera rura voluptas Panaque, pastoresque tenet, Dryadaaqtie paellas.
Nec lupus insidias pecorl , ncc relia rervls Ulla dolum meditantur
et Georg. II, 151 :
AI rabida tigres absunt. et «va Ironuui Setnlna ; ner miser™ falltinf aconlfa lejrmtrv
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Si blancs, si délicats ! je ne les verrai plus !
Oh ! portez, portez-moi sur les bords d’Érymanthe ,
Que je la voie encor, cette nymphe dansante! 70
Oh ! que je voie au loin la fumée à longs flots S'élever de ce toit au bord de cet enclos !
Assise à tes côtés, ses discours, sa tendresse,
Sa voix, trop heureux père ! enchante ta vieillesse.
Dieux ! par-dessus la haie élevée en remparts, 75
Je la vois, à pas lents, en longs cheveux épars,
Seule, sur un tombeau, pensive, inanimée,
S’arrêter et pleurer sa mère bien-aimée.
Oh ! que tes yeux sont doux ! que ton visage est beau ! Viendras-tu point aussi pleurer sur mon tombeau ? 80
Viendras-tu point aussi, la plus belle des belles,
Dire sur mon tombeau : Les Parques sont cruelles !
— Ah ! mon fils, c’est l’amour ! c’est l’amour insensé Qui t’a jusqu’à ce point cruellement blessé ?
Ah! mou malheureux fils! Oui, faibles que nous sommes, 85 C’est toujours cet amour qui tourmente les hommes.
S’ils pleurent en secret, qui lira dans leur cœur Verra que cet amour est toujours leur vainqueur.
Mais, mon fils, mais dis-moi, quelle nymphe dansante,
V. *0. Nous donnons ce vers lel qu’il est dans le manuscrit, selon le témoignage de M. Émile Deschamps. Toutes les éditions portent :
Que je la voie encor, cette vierge charmante !
C’est une correction de M. de Latouchc, qui n’avait sans doute d'autre hut que de contraindre la rime à une inflexible et stérile richesse. — Ici l'emploi du participe en adjectif est poétique en même temps que très-juste : le jeune malade la voit toujours dansante , cette jeune nymphe qu’une seule fois peut-être il a vue dansant dans les chœurs.