‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 85 sur 424 · V. Virgile, Énéide , IV · texte numérisé non relu

V. Virgile, Énéide , IV

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Cf. Apollonius, Arg. IV, 445.

Quelle vierge as-tu vue au bord de l’Erymanthe ? 90

N’es-tu pas riche et beau ? du moins quand la douleur N’avait point de ta joue éteint la jeune fleur ?

Parle. Est-ce cette Æglé, fdle du roi des oudes,

Ou cette jeune Irène aux longues tresses blondes ?

Ou ne sera-ce point cette fière beauté 96

Dont j’entends le beau nom chaque jour répété.

Dont j’apprends que partout les belles sont jalouses? Qu’aux temples, aux festins, les mères, les épouses,

Ne sauraient voir, dit-on, sans peine et sans effroi ?

Cette belle Daphné ?... — Dieux ! ma mère, tais-toi, 100 Tais-toi. Dieux! qu’as-tu dit ? elle est fière, inflexible ; Comme les immortels, elle est belle et terrible !

Mille amants l’ont aimée ; ils l’ont aimée en vain.

Comme eux j’aurais trouvé quelque refus hautain.

Non, garde que jamais elle soit informée... ios

Mais, ô mort! ô tourment ! ô mère bien-aimée !

Tu vois dans quels ennuis dépérissent mes jours.

Ecoute ma prière et viens à mon secours :

Je meurs ; va la trouver : que tes traits, que ton âge,

Y. 93. Virgile, Ègl, VI, 21 :

Ægle, Naladum pulchcrrima.

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