‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 92 sur 424 · CLYTIE · texte numérisé non relu

CLYTIE

Mf.s Mânes a Ci.ytie. « Adieu, Clytie, adieu.

Est-ce toi dont les pas ont visité ce lieu ?

Parle, est-ce toi, Clytie, ou dois-je attendre encore ? Ah! si tu ne viens pas seule ici, chaque aurore, Rêver au peu de jours où j’ai vécu pour toi,

Voir cette ombre qui t’aime et parler avec moi,

V. 30. Peut-on lire ces vers, d’une si touchante mélancolie, sans se souvenir du passage de Ylliade, XXIII, où l'Ame de Patroclc vient caresser l’oreille d’Achille endormi et se dissipe en légère fumée entre les bras qui se tendent pour la saisir ? — « S'élevant comme un songe . » C’est bien la poétique expression d’Homère, Odyssée , XI, 207 :

Ixtfj etxeXov, r( xai üvetpw.

Virale, Enéide , VI, 701 :

Ter frustra romprenva manu* effuglt imago ,

Par levibut venti*, volucriquc «imlllima soiono.

Page 1