V. 1-4. Ovide, Hér. Ép. VII
Sic, ubi fa U vocaot, udis abject u* In herbu Ad vada Mæandri conclnit albus olor.
Sur le chant du cygne, voy. Ælien, Nat. An. V, xxxiv. — Euripide y fait trèssouvent allusion : Herc. fur. 110, 692; Iph. Taur. 1104; f/e'/. 11 15, etc. Cf. Calliinaque, Hym. à Délos , 249.
V. 7. Les poètes latins n'ont que rarement parlé de la nymphe Sébêthide\ son nom ne se trouve qu'une fois dans Virgile, Én. Vil, 734. — Cf. Stace, S'il». I, II, 261 ; Vibius Sequester, de Flum. fontibusque , n'en dit que peu de mots. Les commentateurs de Virgile complètent les renseignements ; voy. Érythrams (Nicius Rossi), Index Yirg. Mais, dans Sannazar, surnommé le Cygne du Séhéthus, ce nom revient souvent ; dans une élégie (éd. 1536, p. 117), il s’écrie comme André :
Qttln etiam flevere auia Sebcthtdes antris Malades et pa&M* Partbcnopea romla.
Le Sébéthus traverse Naples; il s’appelle aujourd'hui Fi urne délia Maddalcna. Ronsard, dans le Baing de Cadlirèe , s'est aussi souvenu de la nymphe Sébéthide; Eury* médon appelle Callirée : « 0 corps sébétien. •»
V. 8. Cet usage antique de consacrer des chevelures sur des tombeaux se retrouve à chaque pas dans les poètes grecs et latins. Stace, Silv. V, V, 13, venant de perdre son fils adoptif, s’écrie avec un mouvement poétique semblable à celui d'André ;
Hue patres , et aperto pectorc maires
Convenant ; crlncsque rogls , et munera ferte.
POÉSIES ANTIQUES Adieu, monClinias! moi, celle qui te plus,
Moi, celle qui t’aimai, que tu ne verras plus. 10
O cieux, 6 terre, ô mer, prés, montagnes, rivages,
Fleurs, bois mélodieux, vallons, grottes sauvages, Rappelez-lui souvent, rappelez- lui toujours Néère tout son bien, Néère ses amours ;
Cette Néère, hélas ! qu’il nommait sa Néère, 15
Qui pour lui criminelle abandonna sa mère;
Qui pour lui fugitive, errant de lieux en lieux,
Aux regards des humains n’osa lever les yeux.
Oh ! soit que l’astre pur des deux frères d’Hélène Calme sous ton vaisseau la vague ionienne ; ao
Soit qu’aux bords de Pæstum, sous ta soigneuse main,
Les roses deux fois l’an couronnent ton jardin ;
V. 9. Il faudrait grammaticalement : Moi, celle qui te pluty moi, celle qui t'aima.
Bien préférable est cette tournure de Virgile : « Ille ego, qui quondam vicina
coegi , » puisque les pronoms y sont inversement placés.
V. 11-13. Ronsard, Amoursy I, LXVi. a eu une heureuse inspiration dans une semblable invocation :
Puisqu'au partir, rongé de soin et d'ire,
A ce bel œil l'adieu Je n'ay sceu dire ,
Qui prés et loin me détient en esmoy.
Je vous supply, ciel, air. vents, monts et plaines.
Taillis, forêts, rivages et fontaines.
Antres, prés, fleurs, dltca-le luy pour moy.
V. IG. C’est un souvenir d’Ariane gémissant sur le rivage de Naxos et suivant des yeux le vaisseau qui emporte son amant. Catulle, LXIV, 117 :
Ut linquen* gcnitorls filia vultum.
Ut consanguine» cornplnum , ut denlqur mat ris,
Qu» misera in gnata flevlt deperdila , tria Omnibus bis Theaei du 1er ru prseoptarit amorem ?
V. 19. Caslor et Poilus, fils de Jupiter et de Léda, propices aux navigateurs; voy. Homère, Hym. XX 111, aux Dioscurcs, Ce vers est imité d'Horace, Od. I, III :
Sic fratres Hrlenc , lucida aidera.
V. 22. « Pæstum , » ville de la Lucanie, célèbre par ses roses; Virgile, Gcorgi ques, IV, 1 18 :
Forsitan et , pingucs hortos qux cura eolrndi Ornaret , cancrem , biferique rosaria Pscsti.
Cf. Properce, IV, v, 59 ; Claudiett, Épitfi. <P Honorius et de Marie,
ÉLÉGIES
Au coucher du soleil, si ton âme attendrie Tombe en une muette et molle rêverie,
Alors, mon Clinias, appelle, appelle-moi. 25
Je viendrai, Clinias ; je volerai vers toi.
Mon âme vagabonde, à travers le feuillage.
Frémira ; sur les vents ou sur quelque nuage Tu la verras descendre, ou du sein de la mer,
S’élevant comme un songe, étinceler dans l’air, 30
Et ma voix, toujours tendre et doucement plaintive, Caresser en fuyant ton oreille attentive. »