‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 94 sur 424 · CHRYSÉ · texte numérisé non relu

CHRYSÉ

Pourquoi, belle Chrysé, t’abandonnant aux voiles, T’éloigner de nos bords sur la foi des étoiles?

Dieux ! je t’ai vue en songe ; et, de terreur glacé,

J’ai vu sur des écueils ton vaisseau fracassé,

Ton corps flottant sur l’onde, et tes bras avec peine .5 Cherchant à repousser la vague ionienne.

Les filles de Nérée ont volé près de toi.

Leur sein fut moins troublé de douleur et d’effroi, Quand, du bélier doré qui traversait leurs ondes,

La jeune Hellé tomba dans leurs grottes profondes. 10

sensibilité : Deux amants rencontrent , au penchant d'une colline , le tombeau de Lycoris; ce spectacle les émeut; ils s'arrêtent :

Enfin, les yeux remplit de* pleurs qu'ils vont répandre,

Et Jetant l’un à l'autre un regard triste et tendre ,

Pénétrés à la fols de douteur et d'amour,

Ils Jurent de t'aimer Jusqu’à leur dernier Jour.

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