A UN ENFANT ENDORMI AU BORD DE LA MER
Qu'apporta pour lui seul le zéphyr levantin. Laissons-lui savourer ce repos enfantin Que nous regrettons tant lorsque les ans arrivent, Et dont les noirs soucis et les douleurs nous privent.
Tandis que l'Océan roule, majestueux.
Autour de cet enfant, ses flots tumultueux,
Lui , sur le sable fin posant sa blonde tête ,
Ne nous offre-t-il pas l'image du poëte
Qui, fermant son oreille à tous les bruits humains.
S'endort avec amour dans ses songes divins?