‹ Poésies de Charles PoncyChapitre 115 sur 177 · LANGE ET LE POETE · texte numérisé non relu

LANGE ET LE POETE

C'était l'heure où l'on voit, de la voûte étoilée, Descendre sur nos fronts la nuit sombre et voilée. De nuages ardents les cieux se pavoisaient, Et des souffles de feu dans les airs se croisaient. Mon âme promenait ses songes sur la rive Oii dans le sable d'or la falaise se rive. Sur un rapide esquif tous deux vinrent s'asseoir, Et le flot, que baisait l'air embaumé du soir, Emporta sur la mer, calme et sonore abîme, Un ange radieux , un poëte sublime.

Le vol de cet esquif était-il dirigé

Vers quelque îlot désert, cii l^]<len érigé?

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