‹ Poésies de Charles PoncyChapitre 122 sur 177 · PENSÉE · texte numérisé non relu

PENSÉE

Oh! j'aime mon état, je l'aime avec ferveur! Tout autre m'eût tué , car mon esprit rêveur

Ne connaît rien de beau, d'étrange.

Comme de voir passer les oiseaux et l'éclair Au-dessus de ces toits bâtis si haut dans l'air

Que l'homme s'y croit près d'être ange !

Oh ! salut à ces toits , toujours purs et déserts , Où le poète entend d'ineffables concerts ,

Oii son front s'embrase et s'inspire !

Apportés par les vents, les vers mélodieux Qui coulent de son cœur semblent tomber des deux

Echos de l'éternelle lyre!

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