A MATHILDE
Ange qui pris ton vol vers ces lointains climats Où le pavillon dort replié sur les mâts ,
Oii le flot chante sur la grève.
De ton suave aspect trop tard tu m'as sevré , Car mon cœur qui te pleure, au désespoir livré,
Le jour te voit, la nuit te rêve!
Je pleure et je n'ai pas encore déserté Le poétique ciel où tu m'as transporté
Parmi les séraphins , tes frères !
Ils me parlent de toi qui les quittas jadis Pour venir transformer la terre en paradis ,
Et la parfumer de prières.