‹ Poésies de Charles PoncyChapitre 154 sur 177 · SOLEIL COUCHANT. Ô · texte numérisé non relu

SOLEIL COUCHANT. Ô

Les senteurs de la mer, le chant de nos oiseaux Qui, pareils à des fruits, font ployer les rameaux;

La nuit paisible qui s'avance ; Les oliviers, toujours de feuillage couverts. Conservant leur parure en dépit des hivers :

Tout te révèle , ô ma Provence !

Tout dit que rien ne peut altérer ton beau ciel, Que toujours l'oranger t'abreuvera du miel

Qu'il cache en une écorce amère ; Tout dit, ô beau soleil! que tu nous reviendras, Qu'en le levant, demain, d'un regard tu fondras

Toute cette neige éphémère.

Et lorsqu'après avoir doré nos régions , Père chéri du jour ! tes flamboyants rayons

Déjà se dirigent vers d'autres, Les nuages, formant mille langues de feu , Ce soir semblent encor receler l'Esprit-Dieu

Qui descendit sur les Apôtres.

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