‹ Poésies de Charles PoncyChapitre 74 sur 177 · COUP DE VENT · texte numérisé non relu

COUP DE VENT

Les roches, des vaisseaux empalent la carcasse. L'épais cordage crie, et se tend, el se casse. La falaise , au front noir, que la vague fracasse , Semble, pâle d'effroi, reculer sous son choc.

Plus de voiles! Partout le navire se troue.

Les mâts, rompus au pied, sont couchés sur la proue.

Vainement le canon de détresse s'enroue :

L'œil de feu de l'éclair glace les dévouements.

A la gueule du flot nul n'arrache la proie

Que pétrit son écume , et que son onde broie ,

Et dont son flanc repu sur la rive renvoie

Les débris mutilés, comme des ossements.

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