‹ Poésies de Charles PoncyChapitre 75 sur 177 · SINISTRE · texte numérisé non relu

SINISTRE

Le mistral furieux siffle dans les cordages. Les promeneurs du soir laissent nos quais déserts. La nuit vient. Les pêcheurs regagnent leurs rivages. Et le soleil mourant, dans de sombres nuages Semble s'ensevelir à l'horizon des mers.

Des vagues , ou plutôt des montagnes mouvantes , Heurtent avec fracas leurs fronts, blancs de fureur. Leur rude choc produit des notes etîrayaules : On dirait que le ciel hurle avec ces tourmentes. Et qu'il mêle sa foudre à ce sauvage chœur.

0 terreur! Regardez cette pauvre nacelle

Que la mer lance au ciel et que le ciel lui rend.

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