‹ Poésies de Choderlos de LaclosChapitre 27 sur 27 · Mercure de France · texte numérisé non relu

Mercure de France

11 reste deux points à considérer. Pariset,en 1803, renvoie à la charmante correspondance de Madame Riccoboni et de M. Laclos, impriméeàlasuitedesLiaisonsdangereuses, tandis que dans mon édition cette correspondance est imprimée non après mais avant les Liaisons. D'autre part, la lettre de Duchastelier qui renvoie aux Pièces fugitives comme « entête de votre ouvrage » est en date du 2 mars 1787 et mon édition est datée de 1788 '. Le « à la suite » de Pariset peut être un vague renvoi de mémoire à une édition qu'il n'avait pas sous les yeux au moment où il écrivait ceci. Dautre part, n'est-il pas encore possible que Duchastelier renvoie à quelque épreuve d'imprimerie contenant les poèmes qui devaient paraître au commencement d'une édition des Liaisons dangereuses alors en préparation. A tout le moins, dans l'exemplaire en ma possession, on peut voir, ou bien une édition contenant à la fois les poèmes et la correspondance, ou bien une édition qui correspond exactement à la description de Laclos et, si je suis bien au courant, c'est le seul exemplaire d'une telle édition qui ait été encore découvert.

Depuis que cet article a été publié en Angleterre dans le Outlook des 7 et 17 septembre 1905, j'ai reçu une lettre d'un correspondant de Dorset, qui me disait avoir entre les mains un exemplaire d'une édition presque semblable à la mienne.

1. Un petit fait que j'ai précisément découvert dans la Correspondance littéraire de Grimm (édit. Tourneux, vol. XIII) prouve que les Poésies fugitives ne peuvent pas avoir paru avant 1787, car l'une d'elles a été écrite cette année : le poème A Mademoiselle de Sivry qui, à l'âge de douze ans, sait le grec et le latin et fait de très jolis vers. En 1783, Grimm cite les Vers de M. Cérutti au nom de Madame la Duchesse de Brissac, à Mademoiselle de Sivry ^ âgée de huit ans, la Réponse de Mademoiselle de Sivry et deux pages après l'Impromptu de Mademoiselle de Sivry, âgée de huit ans, à Madame de Montesson. Donc, si l'enfant avait huit ans en 1783, elle n'a eu douze ans qu'en 1787, et, par conséquent, le poème de Laclos doit avoir été écrit cette année-là.

et daté de 1787. Je n'ai pas vu cet exemplaire, mais j'incline à croire que cela peut être un exemplaire de l'édition autorisée par Laclos, tandis que mon exemplaire est une contrefaçon.

Arthur Symo>s.

Trad. Edouard et Louis Thomas.

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