TRAVAUX COMMUNS
Nous n'arriverons point, — car jamais on n'arrive. — Mais que m'importe, à moi qui vous suis pas à pas? Le bord où vous touchez, c'est ma suprême rive ; Vous y suivre est l'espoir dernier de mes combats : Je ne veux pas savoir ce qui brille là-bas.
Des feux follets ardents qui guident l'âme humaine, Idéal, Vérité, Loi, Justice, Infini, Le seul qui m'ait charmée et qui si loin me mène, Le seul qui pour mes yeux ne se soit point terni, C'est l'Amour doux et fort, l'Amour tendre et béni.
C'est lui qui m'entraîna dans des sentiers sublimes. Tout ce que j'ai compris, il me l'a révélé. Et si je dois gravir encor de hautes cimes, C'est qu'en vous poursuivant sur le roc désolé Je franchirai le sol que vous aurez foulé.
Ami, conduisez-moi plus haut, plus haut encore, Et ne redoutez pas de me lasser jamais. Ce n'est point que la soif de savoir me dévore, Mais vous partiriez seul pour ces lointains sommets... Or mon cœur ne peut plus vous quitter désormais.
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IVIixuit!... Tout bruit meurt dans la rue. Je lisais de doux vers. — Voici Que souriante et douce aussi Votre image m'est apparue.
Le livre a glissé de mes doigts.
Sur l'oreiller peuplé de songes, Avant de subir leurs mensonges, Il est bon de penser, parfois.
Quel silence sur toute chose !
Ma chambre, en son intimité, Se recueille sous la clarté De ma lampe au fin globe rose.
Je vous aime depuis quatre ans.
Quatre ans!... Ils ont passé bien vite. Les ai-je trouvés, dans leur fuite, Tristes?... joyeux?... indifférents?