‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 106 sur 219 · I. — Voy. X, do · texte numérisé non relu

I. — Voy. X, do

'J. — Voy. XLY1I, ici. —Ménage relève la même expression dan? une lettre de Brutus à Gicéron : « Labeo Seguiius, homo sui si-. millimus. »

« Mais parmi loul cet heur, ô dare destinée ! Que de tragiques soins, comme oiseaux de Phinée,

St'ii s— j. ■ me dévorer ! 15

Et ce que je supporte avecque patience, Ai-je quelque ennemi, s'il n'est sans conscience;

Qui le vit sans pleurer?

a La mer a moins de vents qui ses vagues irritent Que je n'ai de pensers qui tous me sollicitent 20

D'un funeste dessein ; Je ne trouve la paix qu'à me faire la guerre, El si l'enfer est fable au centre de la terre,

Il est vrai dans mon sein.

« Depuis que le soleil est. dessus l'hémisphère, 2;;

Qu'il monte ou qu'il descende, il ne me voit rien faire

Que plaindre et soupirer; Des autres actions j'ai perdu La coutume; Et ce qui s'offre à moi, s'il n'a de l'amertume,

Je ne puis l'endurer. 30

14. — Soins, trés-fréqueni au seizième et au dix-septième siècles dans le sens de soucis. Ronsard, Amours, I, xm, a dit : « En lieu d'un aijjlo, un soin... ronge... ma poitrine. » Les oiseaux qui s.'acharnèrent sur Phinée sont les Harpies.

18. — M. Lalanne rappelle les vers de Virgile, Enéide. II, G :

Quis talia f'ando

Hyrmidonum Dûlopumve aut duri miles Dlyssei Tempei et a lacrymis

On peut ajouter de beaux vers de Silius Italiens, II, GuO, sur les malheurs de Sagonte.

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