‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 116 sur 219 · Comparez avec la dernière strophe de la pièce XVI · texte numérisé non relu

Comparez avec la dernière strophe de la pièce XVI

11 se Tant tenir préparé ; Ses infidèles flots ne sonl point sans orages, 70

Aux jours les plus sereins un y fait «les naufrages, Et même dans le port on est mal assuré.

Peut-être qu'à eette même heure

Que je languis, soupire et pleure,

De tristesse me consumant, "o

Elle, qui n'a souci de moi, ni de mes larmes, Étale ses beautés, fait montre de ses charmes. Et met en ses filets quelque nouvel, amant.

Tout beau, pensers mélancoliques,

Auteurs d'aventures tragiques, 80

De quoi m"osez-vous discourir?

Impudents boute-feux de noise et de querelle, Ne savez-vous pas bien que je brûle pour elle, Et que me la blâmer, c'est me faire mourir?

Dites-moi qu'elle est sans reproche, 8ù

Que sa constance est une roche,

Que rien n"e>l égal à sa foi ; Prêchez-moi ses vertus, contez-m'en des merveilles, C'est le seul entretien qui plaît à mes oreilles; Mais pour en dire mal n'approchez point de moi. î.0

"8. — André Chénier, Élégies, II, xxi, -iO :

Vos lilets aisément feront une autre proie.

Hi. — Noise. An temps de Ménage, ce moi n'était déjà plus, selon Sun expression, d'un bel usage.

90. — Dire mal, incorrection. .Malherbe veuJ dire : pour. en dire du mal. Dire mal s'applique non aux choses que l'on dit, mais à la façon dont on les dit.

Page 1