‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 124 sur 219 · DE FEU MONSEIGNEUR LE DUC D'ORLÉANS · texte numérisé non relu

DE FEU MONSEIGNEUR LE DUC D'ORLÉANS

SONNET

Plus Mars que Mars de la Thrace.

Mon père victorieux

Aux rois les plus glorieux

Ola la première place.

Ma mère vient d'une race 5

Si fertile en demi-dieux, Que son éclat radieux Toutes lumières efface.

Je suis poudre toutefois,

Tant la Parque a fait ses lois 10

Égales et nécessaires.

Rien ne m'en a su parer :

Apprenez, âmes vulgaires, A mourir sans murmurer.

LVIII. — Ce sonnet parut, en 1620, dans les Délices de la poésie française. Le petit duc d'Orléans, dont Malherbe a composé l'épitaphe, était le second fils d'Henri IV. Né le 10 avril 1007, il mourut le 17 novembre 1611.

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