‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 134 sur 219 · UNE DES SIBYLLES · texte numérisé non relu

UNE DES SIBYLLES

Donc, après un si long séjour,

Fleurs de lis. voici le retour

I.XIII. — Ces stances furent chantées à la suite des précédentes et « au nom de tous les Français ». dil la Relation.

i- —Séjour, retard, était très-usité autrefois dans ce sens; voy. Litlré, à l'historique du mot; cf. Godefroy, Lexique de Corneille.

Do vos aventures prospères -, El vous allez être à nos yeux Fraîches comme aux yeux de nos pères, 5

Lorsque vous tombâtes des eieux.

A ce coup s'en vont les Destins

Entre les jeux et les festins

Nous faire couler nos années,

Et commencer une saison 10

Où nulles funestes journées

Ne verront jamais l'horizon.

Ce n'est plus comme auparavant

Que, si l'Aurore en se levant

D'aventure nous voyoit rire, 15

On se pouvoit bien assurer,

Tant la Fortune avoit d'empire,

Que le soir nous verroit pleurer.

De toutes parts sont éclaircis

Los nuages de nos soucis ; 20

La sûreté chasse les craintes ;

Et la Discorde, sans flambeau,

Laisse mettre ayeeque nos plaintes

Tous nos soupçons dans le tombeau.

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