‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 135 sur 219 · Prospères; voy. ci-dessus XXI · texte numérisé non relu

Prospères; voy. ci-dessus XXI

6. — « Allusion, dit M. Lalanue (d'après le Dict. de Trévoux), à une légende assez moderne, à un petit conte sans fondement, inconnu des anciens auteurs. »

15. — D'aventure. Vaugelas dit que de son temps cette expression n'était plus guère en usage parmi les excellents écrivains. Il a suffi (l'un vers de la Fontaine (I, xxii)pour la conserver à la langue poétique.

0 qu'il nous eût coûté de morts, 25

0 que la France eût fait d'efforts,

Avant que d'avoir par les armes

Tant de provinces qu'en un jour,

Belle reine, avecque vos charmes,

Vous nous acquérez par amour ! 50

Oui pouvoit, sinon vos bontés.

Faire à des peuples indomptés

Laisser leurs haines obstinées,

Pour jurer solennellement,

En la main de deux hyménées, 55

D'être amis éternellement ?

Fleur des beautés et des vertus,

Après nos malheurs abattus

D'une si parfaite victoire,

Quel marbre à la postérité 40

Fera paroître votre gloire

Au lustre qu'elle a mérité ?

Non, non, malgré les envieux,

La raison veut qu'entre les dieux

Votre image soit adorée, 45

Et qu'aidant comme eux aux mortels,

Lorsque vous serez implorée,

Comme eux vous ayez des autels.

Nos fastes sont pleins de lauriers

De toute sorte de guerriers ; 50

50. — Comme l'a remarqué Ménage, la phrase est incorrecte; il faudrait : Vous nous en acquérez.

Mais, hors de toute flatterie, Furent-ils jamais embellis Des miracles que t'ait Marie Pour le sahit «les fleurs de lis?

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