‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 136 sur 219 · POUR M. DE LA CEPP-ÈDE · texte numérisé non relu

POUR M. DE LA CEPP-ÈDE

SONNET

J'estime la Ceppède, et l'honore, et l'admire,

Comme un des ornements des premiers de nos jours ;

55. — Celte stance fut réunie par Saint-Marc aux œuvres de Malherbe.

56. Fatalement, conformément à la volontédu destin. Exemple remarquable de l'emploi de ce mot dans ce sens.

1.X1V. - Imprimé, en 1613, en tête de l'ouvrage de M. de la Ceppède, premier président de la cour des comptes de Provence, intitulé : Théorèmes sur le sacré mystère de notre rédemption.

•2 — Des premiers, qui sont parmi lespremiers.

Mais qu'à sa plume seule ou doive ce discours. Certes, sans le flatter, je ne l'oserois dire.

L'esprit du Tout-Puissant, qui ses grâces inspire 5

A celui qui sans feinte en attend le secours, Pour élever notre âme aux célestes amours, Sur un si beau sujet Ta fait si bien écrire.

Reine, l'heur de la France et de tout l'univers,

Qui voyez chaque jour tant d'hommages divers m

Que présente la Muse aux pieds de votre image ;

Bien que votre bonté leur soit propice à tous, Ou je n'y connois rien, ou devant cet ouvrage Vous n'en vîtes jamais qui fût digne de vous.

5-8. — M. du rérier, célèbre par la Consolation que lui a adressée Malherbe, a eu la même pensée, remarque Ménage, dans un sonnet sur M. de Laurans, avocat général au parlement d'Aix :

Ce n'est pas de Laurans qui parle en cette sorte, C'est Dieu par de Laurans qui nous fait ce discours.

.André Chénier, dans V Aveugle :

Nous dirons qu'Apollon pour charmer les oreilles, T'a lui-même dicté de si douces merveilles.

André Chénier rappelait ici l'antique dicton grec : «Apollon dictait, Homère écrivait. »

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