‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 147 sur 219 · AUX PRINCES RÉVOLTÉS FRAGMENT · texte numérisé non relu

AUX PRINCES RÉVOLTÉS FRAGMENT

Allez à la malheure, allez, âmes tragiques, Qui fondez voire gloire aux misères publiques,

Et dont l'orgueil ne commit point de lois. Allez, fléaux de la France et les pestes du monde : Jamais pas un de vous ne reverra mon onde ;

Regardez-la pour la dernière fois.

LXX. — M. Lalanne a heureusement rétabli, d'après un manuscrit de la Bibliothèque nationale, le titre de cette pièce, qui éclaire et explique cette prosopopée. Il ajoute que les princes étaient alors à Méziëres.

1 — A la malheure (à la maie heure), formule d'imprécation bien connue. Voy. LXXXIV, 1.

4. — Fléaux, pour fléaux. M. Littré remarque que dans J. Marot, fléau est monosyllabique. Il l'est aussi dans Ronsard. Voy. encore Quicherat, Traité de versif., p. 321. Dans le centre de la France (Jaubert, Gloss.), on écrit et on prononce (lau.

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