‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 153 sur 219 · André Chénier, dans l'Hymne éi la France · texte numérisé non relu

André Chénier, dans l'Hymne éi la France

La Provence odorante et de Zéphyre aimée Respira sur les mers une haleine embaumée, Au Lord des Ilots couvrant, délicieux trésor, L'orange et le citron de leur tunique d'or.

20. — Géryons, tyrans, oppresseurs du peuple. Géryon, colosse antique des îles Baléares, qui nourrissait ses troupeaux avec de la chair humaine.

Et la belle Cérès, en javelles féconde,

Oter à tout le monde La peur de retourner à l'usage des glands ?

Aussi dans nos maisons, en nos places publiques, 25 Cène sont que festins, ce ne sont que musiques

De peuples réjouis ; Et que l'astre du jour ou se lève ou se couche,

Nous n'avons en la bouche Que le nom de Marie et le nom de Louis. 50

Certes une douleur quelques aines afflige, Qu'un fleuron de nos lis séparé de sa tige

Soit prêt à nous quitter ; Mais, quoiqu'on nous augure et qu'on nous fasse craindre,

Elise est-elle à plaindre 55

D'un bien que tous nos vœux lui doivent souhaiter ?

Le jeune demi- dieu qui pour elle soupire De la fin du couchant termine son empire

En la source du jour ; Elle va dans ses bras prendre part à sa gloire ; 40

Quelle malice noire Peut sans aveuglement condamner leur amour ?

Il est vrai qu'elle est sage, il est vrai qu'elle est belle, Et notre affection pour autre que pour elle

Ne peut mieux s'employer. ss

5">. — Madame Elisabeth.

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