‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 158 sur 219 · L H A N S 0 N AP · texte numérisé non relu

L H A N S 0 N AP

.Mrs yeux, vous m'êtes superflu* Cette beauté qui m'est ravie

51 et 5:2. — « Malherbe souhaite au plus tôt un dauphin, a dit à peu - Sainte-Beuve, XIII, p. 411; c'est là uu vœu de hou Fiançai-, mais quelque peu gaillard. »

55. — [Strophe charmante. Racan, qui souvent imite Malherbe, dit d'une manière moins heureuse et moins originale [Berg., I) :

Toul le reste de la journée N'a rien d'égal à la douceur Des plaisirs de la matinée.

À. Ciiékibii.]

55. — ■ Vers délicieux, dit Sainte-Beuve [G. du L . VIII, p. 58 . qui

exprime comme dans un regret rapide et sobre les premières grâce; de la \

LXXX. — ■ Malherbe, dit Ménage, ht cette chanson et la suivante M de Bellegarde, qui était amoureux d'une dame de la plus

Fut seule ma vue et ma vie,

Je no vois plus ni ne vis plus.

Qui me croit absout, il a toii : S

Je De li1 suis point, je suis mort.

0 <piVn ce triste éloignement,

Où la nécessité nie traîne,

Les dieux me témoignent de haine

Et m'affligent indignement ! r.»

Qui me croil absout, il a tort :

le no le suis point, je suis mort.

Quelles flèches a la douleur

Dont mon came ne soit percée ?

Et quelle tragique pensée 15

N'est pqjnt en ma pâle couleur?

Qui me croit absent, il a tort :

Je no le suis point, je suis mort.

Cortes, où l'on peut m'écouter,

J'ai dos respects qui me font taire ; 20

Mais en un réduit solitaire

haute condition qui fust en France, et mesme dans l'Europe. >, C'était Anne d'Autriche. Saint-Marc pense que ces pièces furent compo sées avant 1617. M. Lalanne croit, avec quelque liaison, qu'on pourrail les dater de L'année 1623; il s'appuie sur ce que Malherbe parle assez mystérieusement à Racan, dans une lettre du A novembre IG'25 (tome IV, p. 8), d'une pièce qu'il dit être composée de sept stances .de six vers, et qui ne peul être que la suivante.

6 - Voici une historiette de Tallemant des Réaux sur M. de Bellegarde qui semble expliquer le choix du refrain de cette chanson: ■ Ce fut sou dernier amour (Anne d'Autriche). Il disoit quasi-toujours : « Ah ! je suis morl : » On dit qu'un jour, comme il lui demandoit ce qu'elle feroit à un homme qui lui parlerait d'amour : « Je le tuerois, » dit-elle. — « Ah! je suis mort ! » s*écria-t-il . »

Quels regrets ne fais—je éclater!

Qui me croit absent, il a tort :

Je ne le suis point, je suis mort.

Quelle funeste liberté

Ne prennent mes pleurs et mes plaintes.

Quand je puis trouver à mes craintes

In séjour assez écarté !

Oui me croit absent, il a tort :

Je ne le suis point, je suis mort.

Si mes amis ont quelque soin De ma pitoyable aventure, Qu'As pensent à ma sépulture ; C'est tout ce de quoi j'ai besoin.

Oui me croit absent, il a tort :

Je ne le suis point, je suis mort.

POUR LE MÊME

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