‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 159 sur 219 · De quoi, pour dont · texte numérisé non relu

De quoi, pour dont

LXXXI. — Voyez la première note de la pièce précédente. — [Un homme du génie et de la naissance de Malherbe se faire {'entremet-

Au plus haut objet do la terre; Quittez cette poursuite, et vous ressouvenez

Qu'on ne voit jamais le tonnerre 5

Pardonner au dessein que vous entreprenez.

Quelque flatteur espoir qui vous tienne enchantés, >'e connoissez-vous pas qu'en ce que vous tentez

Toute raison vous désavoue, Et que vous allez faire un second Ixion, 10

Cloué là-bas sur une roue, Pour avoir trop permis à son affection?

Bornez-vous, croyez-moi, dans un juste compas, Et fuyez une mer qui ne s'irrite pas

Que le succès n'en soit funeste. 1S

Le calme jusqu'ici vous a trop assurés ;

Si quelque sagesse vous reste, Connoissez le péril et vous en retirez.

Mais, 6" conseil infâme ! ô profanes discours

Tenus indignement des plus dignes amours 20

leur du duc de Bellegarde et de maints autres! cela n'est guère cligne du poète qui a dit si noblement :

Les Muses, hautaines et braves, Tiennent le Qatter odieux, Et. comme parentes des dieux.

Ne parlent jamais en esclaves.

A. GUÉKIEB.]

Au vers 2, adresser est pour vous adresser, ellipse qui est de règle au dix-septième siècle, après le verbe faire précède de son régime. Voy. le Lexique de Corneille, de M. Godefroy, II, p. 186-190.

5. —Ce vers justifie l'assertion de Ménage citée dans la première note de la pièce précédente.

12. — .'xion avait voulu séduire Junon. Anne d'Autriche n'est pas nommée, mais elle est au moins bien désignée.

\ô. — Gardez une juste mesure.

lo. — Succès, suite, résultat (du courroux de la mer).

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