‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 163 sur 219 · I.XXMV PROPHÉTIE DU DIEU DE SEINE · texte numérisé non relu

I.XXMV PROPHÉTIE DU DIEU DE SEINE

STANCES

Va-t'en à la malheure, excrément de la terre, Monstre, qui dans la paix fais les maux de la guerre,

Et dont l'orgueil ne connoît point de lois. En quelque liant dessein que ton esprit s'égare, Tes jours sont à leur fin, ta chute se prépare : 5

Regarde-moi pour la dernière fois.

C'est assez que cinq ans ton audace effrontée, Sur des ailes de cire aux étoiles montée,

Princes et rois ait osé défier.

La Fortune t'appelle an rang de ses victimes ; 10

Et le ciel, accusé de supporter tes crimes,

Est résolu de se justifier.

LXXXIV. — C'est un fragment dirigé contre le maréchal d'Ancre, tué le 2i avril 1617. — [Ces deux strophes sont belles et bien écrites, et l'idée en était ingénieuse et lyrique. Mais insulter à la juste disgrâce d'un homme qu'on avait osé louer dans la prospérité ! A. Cmc-

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