‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 172 sur 219 · A! CONNÉTABLE DE LUYNES · texte numérisé non relu

A! CONNÉTABLE DE LUYNES

Cet Absinthe au nez de barbet En ce tombeau fait sa demeure.

Chacun en rit, et moi j'en pleure :

Je le voulois voir au gibet.

XCII. — Cette épigramme contre le connétable de Luynes, mort le 25 décembre 1621, n'a paru qu'après la mort de Malherbe, dans l'édition de 1650. Cependant le poëte lui avait dédié sa traduction de Tite Live. Vov. la réflexion Tort juste d'André Cliénier au sujet de la pièce LXXXIV.

1. — Absinthe, aussi nommée aluyne i plante amère). Malherbe joue sur la ressemblance du mot aluyne et du nom du connétable. Dans cette pièce, comme dans une des précédentes (XC, 59), il t'ait du masculin le mot absinthe, qu'il a fait autre part du féminin i IAVI11, -198). Le genre de ce mot, aujourd'hui féminin, est resté longtemps indécis. 11 parait que le connétable avait, en effet, un véritable nez de barbet. M. Lalanne renvoie au portrait conservé au château de Dampierre.

262 TOESIES DE F. MALHERBE.

Page 1